« Ces derniers mois, nous avons rencontré de fortes difficultés au sein de notre filière cognac », a indiqué Mathieu Staub, directeur général du groupe Océalia (932,6 M€ de CA dont 19,2 M€ pour le pôle vins et spiritueux, en retrait de 4 M€), lors d’une conférence de presse le 4 décembre. « 80 % de nos volumes partent vers les États-Unis et la Chine (40/40). Aux États-Unis, nous avons subi le déstockage drastique de nos importateurs et de nos distributeurs, amplifié par une hausse des taux d’intérêt et une baisse de la consommation du cognac au profit de la Tequila et des Ready to Drink. » Le directeur général reconnaît que pour la Chine, c’est un « problème structurel, dû à notre approche commerciale inadaptée » qui a fait reculer les ventes. Le groupe n’a pas eu d’autre choix que de mettre en place un plan de licenciement qui a concerné 16 des 46 salariés du site de St-Germain-de-Lusignan (17), siège de la Maison Ansac, marque phare du groupe : il possède également les marques Jules Gautret et AE Dor. Pour la récolte 2024, 73 000 hl ont été récoltés, chez 250 adhérents-viticulteurs, contre 125 000 hl en 2023. Pour relancer l’activité, le groupe planche sur de nouvelles recettes de cocktails, avec des saveurs originales, concoctées à base de produits locaux comme le melon. Océalia distille également du whisky, avec l’objectif de proposer à la vente les premières bouteilles en 2026. (Anne Gilet)
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