Alors que le gouvernement lançait en début de semaine une formule assez inédite de grande concertation sociale, les nouvelles sur le front de l’emploi, un des thèmes abordé, étaient plutôt à l’image du bulletin météo de la semaine: sombre et couvert. Une étude établie par le cabinet Altares se veut résolument optimiste au regard des dernières statistiques des défaillances d’entreprise qu’il publie, voulant y « voir que le pire était derrière nous ». Un optimisme assez surprenant d’autant que cette étude classait en tête des emplois menacés par les dernières procédures collectives, le groupe Doux. Dans ce dossier, l’optimisme est loin d’être de mise et le doux angélisme dont avaient pu faire preuve certains dirigeants politiques en espérant « sauver un maximum d’emplois » semble bien hors sujet. Certes, la partie n’est pas encore finie, et des acteurs majeurs ont déjà assuré qu’ils feraient tout pour revoir leur copie ou œuvrer au reclassement des salariés privés de leur emploi. Le coup est néanmoins rude et pose une nouvelle fois la question de la compétitivité de cette filière. Car dans ce dossier, on ne peut guère parler de « licenciement boursier ». Des erreurs de gestion sont évidemment évoquées et ne semblent pas toutes infondées. Mais l’ampleur de la saignée sociale, près de 50% des emplois, montre à l’évidence que plusieurs sites étaient loin d’être rentables : vétusté des équipements, investissements absents, organisation de la filière…Ce cas d’école semble toutefois susciter plus les appétits individuels qu’une réflexion collective que beaucoup avaient souhaité engager.

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