Après une année 2025 à + 1,9 %, la collecte de lait de vache en France se poursuit de façon soutenue début 2026. Les prix du lait comme du beurre sont toujours en baisse, sous l’effet de volumes importants à l’échelle mondiale.
La collecte de lait de vache en France poursuit sa hausse à un rythme soutenu en ce début 2026 : sur les sept premières semaines de l’année, elle progresse de 5,3 % par rapport à la même période de 2025, selon les données publiées par FranceAgriMer. La collecte s’est nettement redressée depuis l’été 2025, affichant une croissance de 1,9 % sur l’ensemble de l’année 2025 vs 2024. La production laitière augmente ainsi pour la deuxième année consécutive, souligne le Cniel (interprofession laitière) dans sa note de conjoncture de février 2026, publiée le 4 mars.
Conséquence de cet afflux de matière première, « le prix standard du lait conventionnel s’est établi à 454,8 €/1 000 l en décembre 2025, un recul de 5,5 €/1 000 l sur un mois, passant ainsi sous son niveau de décembre 2024. Au total, entre septembre et décembre 2025, le prix du lait s’est dégradé de 23,8 €/1 000 l », note FranceAgriMer. Le prix unitaire des charges dans les élevages laitiers (indice général Ipampa lait de vache de l’Institut de l’élevage) se trouve ainsi en recul de 2 % par rapport à décembre 2024.
Sur le volet industriel, les fabrications de beurre et de poudre de lait écrémé ont une nouvelle fois été très soutenues en décembre : les premières ont augmenté de 17,1 %, et les secondes ont évolué de 22,3 %. Les fabrications de fromages ont également été dynamiques, et en particulier celles d’emmental à + 15 % par rapport à décembre 2024.
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Pas de baisse prévue des volumes de lait en Europe
L’abondance de lait dans tous les grands bassins exportateurs « entraîne les prix des produits laitiers industriels dans une phase descendante », note le Cniel. Le prix du beurre a ainsi reculé de 3 000 € la tonne depuis l’été dernier pour se situer actuellement autour de 4 500 €. Le prix de la poudre de lait écrémé a atteint un point bas fin 2025 autour de 2000 € la tonne. Depuis, il s’est un peu redressé, mais reste à un niveau relativement faible, à 2300 €. « Bien que le prix des vaches de réforme soit actuellement assez élevé, il n’y a pas de signes de fléchissement de la production laitière en Europe », selon le Cniel.
À noter toutefois une petite remontée début 2026 du prix des produits industriels, limité à l’Océanie. « Le prix océanien du beurre a augmenté de 345 €/t entre la semaine 1 et la semaine 7 d’après l’USDA, pour atteindre 4 732 €/t. Il est possible que cette hausse soit en partie à relier avec la baisse de collecte saisonnière néo-zélandaise, avec des exportations habituellement plus faibles en début d’année qu’en toute fin d’année », selon FranceAgriMer.
CB