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Commerce agroalimentaire de l’UE : ralentissement en avril sous l’effet du Covid-19 et du Brexit

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Entre la pandémie de coronavirus et le Brexit qui commence à se faire ressentir, les exportations agroalimentaires de l’UE marquent le pas mais résistent néanmoins grâce, en particulier, aux achats chinois de porc. Le commerce agricole de l’UE-27 a, en effet, connu un certain ralentissement au mois d’avril (de -9 %), constate la Commission européenne dans son dernier bulletin mensuel sur les échanges agroalimentaires de l’UE. Dans le même temps, les importations ont, elles, reculé de 5 %. Toutefois, sur les premiers quatre mois de 2020, les exportations de l’UE ont atteint 61,9 milliards d’euros soit une hausse de 4,8 % par rapport à la même période de 2019 tirées par la forte croissance des ventes de blé (+1 249 Mio €, +63 %), de viande porcine (+1 225 Mio €, +57 %) et de céréales secondaires (+439 Mio €, +55 %) et malgré le recul enregistré par le vin (-488 Mio €, -10 %). Les importations, elles aussi, sont en hausse de 4,4 Mrds € en (+2,3 %).

Les principales destinations des exportations européennes au cours des quatre premiers mois de 2020 étaient le Royaume-Uni, les États-Unis et la Chine. Mais celles à destination du Royaume-Uni ont continué de baisser fortement (-879 Mio €, -6 %), bien que, souligne la Commission, « les conditions du marché unique s’appliquent toujours aux échanges avec le Royaume-Uni ». Cette baisse touche plus particulièrement le vin (-19 %), les préparations à base de fruits et légumes (-10 %), le fromage (-11 %), le chocolat et les confiseries (-8 %). Les importations européennes en provenance du Royaume-Uni subissent également cette baisse (d’environ 10 %) en particulier les spiritueux et les liqueurs (-21 %), le chocolat et les confiseries (-18 %), les pâtes et les pâtisseries (-17 %). Autres pays pour lequel les importations de l’UE ont enregistré une forte perte : les États-Unis (-5 %) du fait d’une baisse des importations de fèves de soja de 38 %.

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Mais sur ces quatre premiers mois de l’année, les plus fortes augmentations d’exportations ont encore été enregistrées vers la Chine (+1 651 Mio €, +42 %). Une conséquence de l’épidémie de la peste porcine africaine ainsi que de la pandémie Covid-19 à l’origine d’un bond des exportations de viande porcine (+280 % par rapport à la même période l’année dernière).