Avec la désignation, le 2 septembre, par la Belgique de Hadja Lahbib comme candidate à un portefeuille au sein du nouvel exécutif, Ursula von der Leyen dispose désormais des vingt-cinq noms nécessaires pour composer son équipe, dont elle devrait dévoiler l’organisation le 11 septembre aux présidents de groupes du Parlement européen. Pourront alors débuter fin septembre ou début octobre les auditions de chacun des candidats par les commissions parlementaires compétentes qui jugeront de leurs qualités.
En termes de gouvernance, le futur Collège devrait être composé de six vice-présidents (deux commissaires chrétiens-démocrates, deux socialistes, un libéral et un conservateur) responsables de grands portefeuilles thématiques. La présidente de la Commission européenne n’a pas finalisé la répartition des rôles, mais quelques-uns de ces choix semblent déjà faits : au Budget, le Polonais Piotr Serafin tient la corde ; à l’Économie ce serait l’Italien Raffaele Fitto ; à l’Industrie (et potentiellement la Défense) le Français Thierry Breton, au Climat et à l’Énergie le Tchèque Jozef Síkela ; à l’Environnement l’Espagnole Teresa Ribera. Le candidat néerlandais Wopke Hoekstra, actuellement en charge du climat, pourrait hériter du portefeuille du Commerce tandis que l’actuel titulaire du poste, le Letton Valdis Dombrovskis récupérerait un rôle hautement sensible pour cette nouvelle Commission : la gestion de l’élargissement avec la perspective de l’entrée de l’Ukraine dans l’UE.
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Pour l’Agriculture, le nom du Luxembourgeois Christophe Hansen reste le plus cité. Mais le groupe social-démocrate européen demande que sa tête de liste lors des élections européennes Nicolas Schmit (lui aussi Luxembourgeois) intègre la nouvelle Commission comme ce fut le cas en 2019 lorsque le Premier ministre libéral néerlandais, Mark Rutte, avait nommé le social-démocrate Frans Timmermans. Un deuxième mandat de commissaire pour Nicolas Schmit (actuellement en charge de l’Emploi) permettrait au Luxembourg de prétendre à un portefeuille plus important. Mais Ursula von der Leyen n’a pas fait de proposition au gouvernement luxembourgeois en ce sens.