Dans une tribune publiée le 16 septembre sur le site Actu-environnement, les acteurs de la compensation en France, dont l’Inrae, l’Idele, l’ONF, l’Ademe ou encore I4CE, appellent à éviter « les amalgames entre les démarches des financeurs et les projets qu’ils financent ». La compensation est parfois considérée par les premiers comme « droit à polluer » pour les entreprises, comme le reconnaissent les signataires. Mais ils rappellent aussi que la certification des projets au travers de démarches comme le label Bas carbone garantit la mobilisation « d’instruments et d’une expertise qui sont utiles pour garantir la qualité [des] financements », et donc des projets. La disparition d’initiatives telle que le label Bas carbone pourrait donc, redoutent les auteurs, « laisser la part belle aux initiatives "boîtes noires", proposant des projets à fort impact affiché sur le climat, mais sans que cet impact soit évalué de manière transparente ». Pour les signataires, les exigences environnementales vis-à-vis des entreprises qui compensent devront être renforcées et mieux contrôlées, mais « nous avons également besoin de financer mieux et plus d’innombrables projets de terrain dans des secteurs aujourd’hui trop peu acteurs de la transition bas carbone », au premier rang desquels se trouvent, selon la tribune, l’agriculture et la forêt.
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