À l’occasion de la réunion de la Commission des comptes de l’agriculture de la Nation (CCAN) le 16 décembre, l’Insee a publié ses chiffres prévisionnels provisoires pour l’année 2025, marquée par une amélioration des récoltes, une flambée des prix des productions animales, sur fond de problèmes sanitaires en élevage bovin. L’Insee s’attend ainsi à un net redressement de 8,1 % (en euros courants) de l’équivalent agricole du PIB (valeur ajoutée brute au coût des facteurs), après des baisses de 11,7 % en 2024 et de 4,8 % en 2023. Rapportée à l’actif, l’augmentation est un peu plus forte (8,7 %).
Le rebond s’explique par un double mouvement de hausse des prix (1,6 %) et des volumes (2,1 %). Cela provient essentiellement des productions animales, qui grimpent (+ 9,2 %) sous l’effet d’une meilleure valorisation (+ 8,5 %) et de volumes stables (+ 0,6 %). Les prix des œufs flambent (+ 40 %), ceux des gros bovins progressent nettement (+ 25,4 %), quand les porcins continuent de refluer (-7,8 %, après -8,6 % en 2024). Dans le même temps, les volumes s’équilibrent entre une érosion du cheptel (gros bovins à -2,2 %, veaux à ‑4,5 %, ovins-caprins à ‑4,6 %), sur fond d’épidémies de FCO et de DNC, et un sursaut du miel. En productions végétales, l’amélioration des récoltes est effacée par le plongeon des prix (-2,8 %). Les céréales notamment voient leur moisson s’accroître (+ 16,3 %), mais les prix chuter (-10,5 %).
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Côté charges, une relative stabilité est attendue, avec des consommations intermédiaires globalement peu fluctuantes (-0,3 %), à la fois en prix (+ 0,5 %) et en volume (-0,7 %). Les engrais et amendements connaissent un atterrissage des prix (-2,9 %), après le décrochage de 30,9 % en 2024, qui permet aux volumes de poursuivre leur remontée (+ 1,1 %). L’énergie enchaîne une troisième année de déflation (-1,4 %).
JCD