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Conférences de la souveraineté alimentaire : Genevard veut les lancer « avant l’été »

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La ministre de l’Agriculture a fait part, le 24 avril, de son intention de lancer « avant l’été » les « Conférences de la souveraineté alimentaire » récemment créées par la loi d’orientation agricole (LOA). Une déclaration faite lors d’un déplacement consacré à la lutte contre la « francisation » des produits alimentaires dans une grande surface du Val-d’Oise, avec la ministre déléguée au Commerce Véronique Louwagie. Dans les prochaines semaines, « je vais demander à chacune des filières de nous faire un plan de reconquête de la souveraineté alimentaire », a ajouté Annie Genevard. Et de préciser que la démarche vise à « lever avec les filières tous les freins qui dégradent la souveraineté alimentaire », notamment via des « réponses d’ordre réglementaire en matière de simplification ».

Prévues par la LOA (dans son article 1), les Conférences de la souveraineté alimentaire « sont organisées en 2026 » sous l’égide de FranceAgriMer. Y participent « les représentants des filières siégeant dans les conseils spécialisés » de l’organisme public, ainsi que ceux des interprofessions reconnues. Chaque filière doit définir « une stratégie assortie d’objectifs, notamment de production, à l’horizon de dix ans, en vue de l’amélioration de la souveraineté alimentaire de la Nation ou au moins d’assurer sa non-régression ». Chaque année, FranceAgriMer doit remettre au Parlement un rapport « public » sur le « niveau de réalisation » de ces objectifs, et « chaque stratégie par filière fait l’objet d’un rapport à mi-parcours ».

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Plus largement, la LOA a intégré au préambule du Code rural deux articles définissant la politique de l’État « en faveur de la souveraineté alimentaire » et consacrant l’agriculture comme « intérêt fondamental de la Nation ».

« Lever avec les filières tous les freins qui dégradent la souveraineté alimentaire »