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Conseil Agriculture : sécurité alimentaire, Pac et pesticides au menu

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La République tchèque présidera le 18 juillet son premier Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles. Au programme, quelques-unes de ses priorités pour ce second semestre de l’année : la sécurité alimentaire, la validation des plans stratégiques de la Pac, le règlement sur l’utilisation durable des pesticides, la lutte contre la déforestation importée et le bien-être animal.

Les ministres de l’Agriculture de l’UE se retrouvent, pour la première fois du semestre sous présidence tchèque, le 18 juillet à Bruxelles. La sécurité alimentaire et les moyens d’exporter les produits agricoles ukrainiens vers les pays tiers constitueront les axes de travail prioritaires en matière agricole, a confirmé, le 11 juillet, le ministre de l’Agriculture tchèque, Zdeněk Nekula, devant les eurodéputés de la commission de l’Agriculture. Il détaillera de nouveau son programme devant les ministres des Vingt-sept.

Lire aussi : Conseil de l’UE : la République tchèque précise ses priorités

Suivront des discussions plus approfondies sur la situation des marchés agricoles à la lumière de l’invasion russe en Ukraine et sur la mise en œuvre de la nouvelle Pac. Les ministres devraient notamment faire, dans ce cadre, le point sur le processus de validation en cours des plans stratégiques de la Pac et demander une nouvelle fois l’extension en 2023 des dérogations aux règles en matière de rotation des cultures et de terres en jachère pour pouvoir accroître la production sur ces terres.

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Pesticides, déforestation, transport animal

Autre dossier tout en haut de l’agenda agricole de la République tchèque : la révision de la directive sur l’utilisation durable des pesticides proposée par la Commission européenne. Pour lancer le débat, une question très ouverte est soumise aux Vingt-sept : « Quelle est votre évaluation de la proposition et quels sont les aspects que vous considérez comme les plus importants ? ». Ils devraient exprimer leurs préoccupations concernant les objectifs de réduction ambitieux proposés et insister sur la nécessité de tenir compte de la situation de départ différente de chaque État membre.

Lire aussi : Pesticides : des objectifs contraignants, des flexibilités et des moyens qui restent à préciser

Les ministres feront également le point sur l’avancée des négociations sur le règlement pour lutter contre la déforestation importée. Cinq États membres du nord de l’UE présenteront leur position visant à limiter à 8 heures au maximum les transports des animaux vers leur lieu d’abattage. La France a également inscrit au programme un point sur les questions sanitaires et phytosanitaires à l’OMC. Enfin, les ministres devraient adopter, sans discussion, un règlement autorisant l’utilisation d’aliments protéiques non biologiques pour la production de bétail biologique en raison du manque de matière première liée à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.