L’inflation n’est pas encore trop perceptible en France ni en Europe mais c’est en Chine qu’elle pourrait changer la donne, faisant déjà retomber l’espoir d’une reprise de l’économie mondiale. Dans le même temps, la BCE n’ose l’avouer, mais la contagion de la dette grecque pointe à l’horizon. Et elle coûtera plus cher… que la bactérie tueuse, pas seulement aux banques mais, par ricochet à leurs clients, les entreprises d’abord puis les particuliers. De quoi susciter des émules aux « Indignés » qui se sont levés en Espagne pour modifier les termes du débat public. Les discussions entre les grands de ce monde, au G20 par exemple, en tiendront-elles compte ? Déjà l’appauvrissement qui gagne dans bien des pays et même dans le nôtre n’est plus une vue de l’esprit. La hausse des prix des denrées, dont va s’inquiéter le G20 agricole la semaine prochaine à Paris, aurait modifié en à peine deux ans l’alimentation dans 17 pays étudiés par l’ONG Oxfam : 39% des sondés font état de motifs économiques et 33% de raisons de santé et cela vaut aussi bien au Kenya qu’au Guatemala ou dans des pays « riches » comme l’Australie, l’Espagne, le Royaume-Uni ou… les USA ! Pour le directeur de cette ONG, « un grand nombre de personnes, en particulier dans les pays les plus pauvres, réduisent la quantité ou la qualité de ce qu’ils mangent à cause de l’augmentation des prix des aliments ». Il invite donc les ministres de l’Agriculture du G20 « à agir maintenant pour réparer notre système alimentaire qui est détraqué ». Mais il reste à rallier à la lutte contre la volatilité des prix bien du monde, et notamment la Chine qui a toujours rechigné à faire la transparence sur ses  stocks de blé !

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