Interrogé le 5 février, l’Office français de la biodiversité (OFB) indique avoir effectué « un signalement au parquet de Meaux » contre le secrétaire général de la Coordination rurale, Christian Convers. De plus, une « plainte est en cours de dépôt », précise-t-on. Les organisations syndicales de l’établissement public poussaient en sens, selon une déclaration intersyndicale présentée en comité social d’administration (CSA) du 4 février, qu’Agra Presse a pu consulter. « Les propos du secrétaire général de la Coordination Rurale, qui appelle publiquement à brûler les voitures de l’OFB, sont répréhensibles pénalement. […]. Nous demandons donc qu’une plainte soit déposée par l’établissement », peut-on lire. Évoquant, lors d’une réunion de campagne pour les élections des chambres d’agriculture, la volonté de militants de la Coordination rurale de durcir le ton, le secrétaire général du syndicat Christian Convers avait déclaré : « Une voiture de l’OFB qui entre dans une exploitation sera brûlée sur place. Ça va se passer comme ça », selon des propos rapportés le 28 janvier par Le Monde (article payant).
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Ces appels à durcir la contestation se sont multipliés après la déclaration d’un syndicaliste de l’OFB, le 15 janvier sur France Inter, comparant les agriculteurs refusant d’être contrôlés aux « dealers » s’opposant aux interventions de la police. Des termes que le syndicaliste a dit ensuite « regretter ». À l’inverse, Christian Convers a dit « maintenir » ses propos, arguant qu’il ne faisait que rapporter ce qu’il a entendu sur le terrain. En réaction, les ministres de la Transition écologique et de l’Agriculture ont appelé le 30 janvier à l'« apaisement » des tensions entre des agriculteurs et l’OFB, condamnant les propos « inacceptables » de M. Convers.