Le groupe coopératif porcin Cooperl Arc Atlantique (1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires) devrait prendre le flambeau, dans les prochaines semaines, d’une croisade interprofessionnelle française pour tenter de gommer les distorsions de concurrence en faveur de la filière porcine allemande.
Aux yeux d’Emmanuel Commault, les avantages octroyés aux Allemands en matière fiscale, environnementale et sociale sont « potentiellement mortels pour la filière française ». Produire 4500 porcs charcutiers par an chez un naisseur engaisseur de 200 truies, coûte « au minimum » 40 000 euros plus cher en France, a-t-il calculé. Sur un marché où la filière allemande donne le « la » au niveau européen, les opérateurs doivent donc restructurer. En douze mois, le groupe basé à Lamballe (Côtes d’Armor) a retiré les fruits de sa fusion avec Arca, début 2009. « Les objectifs d’économie opérationnelle sont atteints », a souligné Emmanuel Commault. Ainsi « une partie significative » du résultat net du groupe sur l’exercice (11 millions d’euros) devrait être redistribuée aux 2 000 éleveurs adhérents, producteurs de 6 millions de cochons. Pour développer la valeur ajoutée de ses produits (470 000 t de viande vendues entre les salaisonneries, la France, l’export), le groupe des Côtes d’Armor va continuer d’investir 30 à 35 millions d’euros par an les prochaines années. D’abord pour financer la recherche et développement dans les bâtiments économes en énergie et adaptés au bien-être des animaux. Ensuite pour moderniser les 15 outils industriels du groupe, notamment les usines de la branche charcuterie rachetée fin 2009 à Brocéliande.
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