« Nous n’avons pas assez parlé de la forêt dans la COP21 », a déclaré Jean-Yves Caullet, président de l’ONF (Office national des forêts), lors d’un point presse à Paris, le 11 février. Jean-Yves Caullet veut mettre la forêt au cœur de la diplomatie internationale, notamment dans le cadre de la COP22 (conférence des parties), qui doit se tenir du 7 au 18 novembre à Marrakech. « Nous sommes en train de travailler à un agenda pour aller travailler avec nos homologues marocains », explique-t-il. Il est encore tôt pour définir les contours de cette prochaine réunion internationale sur le climat. Mais la ministre de l’Environnement Hakima El Haite a déjà fait savoir, en décembre dernier, que ce serait « celle de l’innovation en matière d’adaptation et d’atténuation aux effets du changement climatique ». La FAO (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation) a aussi déjà apporté son soutien au Maroc pour l’organisation de cette réunion. Pour l’ONF, il s’agirait de « traiter » de la forêt comme l’ont été par exemple les océans pour la dernière COP.
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Pour penser « forêt » à moins d’un an de la COP22, Jean-Yves Caullet rappelle qu’il y a aussi un énorme travail de communication à faire auprès du grand public. « L’Ile-de-France est caractéristique, illustre-t-il. Il y a des forêts, une population nombreuse, etc. » Mais la population urbaine accepte difficilement que les forêts soient coupées y voyant une forme de déforestation comme celle pratiquée en Amazonie. Jean-Yves Caullet soupire : « Les gens ne savent pas qu’en un siècle la forêt française a augmenté de près de six millions d’hectares », cela correspond à une croissance de 60 %. Par ailleurs, dans le cadre des négociations internationales sur le climat, l’ONF veut rappeler le rôle de puits de carbone des forêts, ainsi que l’importance de gérer la forêt plutôt que de « laisser faire ». « Face au changement climatique, ne rien faire pour la forêt la condamne. Nous devons planter, essayer des nouvelles essences, financer la recherche, etc. », rappelle Jean-Yves Caullet.