« Il n’a jamais en aucun cas dénoncé quiconque » ! : Pierre Alessandri, producteur d’huiles essentielles tué par balles mi-mars sur son exploitation en Corse-du-Sud, « n’était pas un lanceur d’alerte » comme affirmé par l’association anticorruption Anticor, a assuré le 1er avril son syndicat agricole Via Campagnola. Fondateur en octobre 2004 du syndicat Via Campagnola Corse-du-Sud, dont il est devenu le secrétaire général, puis en 2007 le porte-parole, Pierre Alessandri « n’était pas un lanceur d’alerte », assure le syndicat dans un communiqué, précisant que « si notre syndicat s’est souvent élevé contre certaines dérives inhérentes à notre métier, ni notre président ni notre syndicat n’ont jamais dénoncé des individus nommément ». Anticor avait indiqué dans un communiqué que Pierre Alessandri « était un des lanceurs d’alerte dans l’affaire des fraudes aux subventions européennes en Corse », ce que conteste Via Campagnola. « En Corse, plus qu’ailleurs, les mots ont un sens et la perversion des mots, des conséquences », a martelé le syndicat agricole, insistant sur le fait que si « un lanceur d’alerte est une personne qui dénonce les dérives d’un système auquel elle appartient, Pierre (Alessandri) n’a jamais fait partie d’aucune administration qui lui aurait permis de connaître les "dossiers" des agriculteurs ».
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