Le président de la République Emmanuel Macron a proposé le 28 septembre qu'« une nouvelle étape soit franchie » avec « l’entrée de la Corse dans la Constitution française » et « une autonomie » pour l’île, qui pourrait inclure des transferts de compétences à la collectivité de Corse. « Je suis favorable à ce que soit étudiée la possibilité pour la collectivité de Corse de définir des normes sur des matières ou des compétences transférées, a déclaré Emmanuel Macron. Cette capacité normative devra évidemment s’exercer sous le contrôle du Conseil d’Etat et du Conseil constitutionnel ». Le président de la République a donné « six mois » aux groupes politiques corses et à l’Assemblée territoriale corse pour arriver à un « accord ».
L’agriculture devrait faire l’objet des pourparlers. À l’occasion d’une réunion extraordinaire de l’Assemblée de Corse le 4 juillet, le président du Conseil exécutif Gilles Simeoni avait proposé qu’à l’exception des compétences régaliennes (p.ex. justice, police), « toutes les autres compétences ont vocation à être transférées à la Collectivité autonome », dont l’agriculture et la forêt. « N’est-il pas plus logique, que, dès demain, la Collectivité autonome de Corse puisse négocier directement avec l’Union européenne dans le domaine de l’agriculture ou de la pêche ? », arguait Gilles Simeoni dans son rapport.
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La Corse bénéficie déjà d’un statut particulier en matière de gouvernance de la politique agricole, à l’instar d’autres secteurs. Comme l’Odeadom pour les outre-mer, l’île est dotée d’un office régional, l’Odarc, équivalent de FranceAgriMer au niveau national. Cet office est présidé par une personne désignée par le président du conseil exécutif de Corse. Avec une programmation d’avance sur les autres régions, la collectivité territoriale de Corse a obtenu, dès 2002, la gestion des aides du second pilier (Feader). Et depuis 2007, l’Odarc est également organisme payeur en lieu et place de l’ASP sur le continent.