Enobraq, une entreprise qui développe une levure capable d’utiliser le CO2 et de le transformer en molécules intéressantes pour la chimie et les carburants, vient d’être constituée, a annoncé le 26 novembre son fondateur, Léopold Demiddeleer. À l’instar des plantes et des micro-algues, ces levures, modifiées génétiquement, absorbent le CO2 de l’atmosphère ou émis par des industries. Un fermenteur de 2 litres sera mis en place dès janvier pour expérimenter le procédé. L’entreprise se donne deux à trois ans pour développer celui-ci, après quoi il est prévu de l’industrialiser. L’objectif est de fabriquer des produits de masse comme l’éthanol au-dessous des prix de l’essence et des plastiques au-dessous des prix des plastiques d’origine pétrolière. Enobraq a été créé par le laboratoire français de démonstration pré-industrielle Toulouse White Biotechnology (TWB). « Nous n’investirons dans une unité industrielle que si nous arrivons à prouver que la technologie d’Enobraq est capable de sortir des produits à des prix inférieurs à ceux de la pétrochimie », a déclaré Denis Lucquin, directeur associé de Sofinnova Partners, actionnaire principal d’Enobraq.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.