La coopérative d'éleveurs Cialyn investit dans un atelier d'engraissement de jeunes bovins charolais d'une capacité de 2000 places. Les premiers animaux devraient arriver à l'automne 2015.
AU nord du département de l'Aube, la coopérative d'éleveurs de bovins et ovins Cialyn (3500 adhérents) projette de construire un atelier d'engraissement de bovins de 2 000 places. Le projet nommé Copélis (3 M€ d'investissement) est de produire une soixantaine de broutards par semaine, principalement des charolais, sur la friche d'une coopérative de déshydratation fermée en 2010. L'enquête publique s'est achevée le 27 juin dernier, et le commissaire enquêteur a donné un avis favorable fin juillet. Le début des travaux est prévu en 2015 et l'arrivée des premiers animaux pour l'automne 2015. Sur le site internet dédié au projet, la coopérative replace Copélis dans un contexte économique mouvant dans lequel l'Italie, principal engraisseur des broutards français, connaît une « crise économique avec des ateliers dont les coûts de production sont élevés », et où la « demande internationale en viande bovine est dynamique dans le bassin méditerranéen et en Asie ».
Adossé à un projet d'unité de méthanisation
Les effluents des jeunes bovins seront traités au travers d'un autre projet, de méthanisation celui-là, conduit par la coopérative céréalière Scara et dont la mise en service est prévue pour le premier trimestre 2016. En partenariat avec la société spécialiste du biogaz Naskeo environnement, le projet nommé Biogaz d'Arcy utilisera des effluents d'élevage, des issues de céréales, des sous-produits de l'agroalimentaire (petit lait, pelures de fruits et légumes) et des biodéchets (restes alimentaires, déchets de cuisine et de grandes surfaces). Il nécessitera un plan d'épandage de plus de 10 000 hectares. À titre de comparaison, l'unité de méthanisation de la ferme des 1000 vaches nécessite 3 000 hectares d'épandage.
D'autres projets dans le Limousin et l'Aisne
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Lors du dernier Salon de l'agriculture, un autre important projet d'engraissement de bovins, de 1000 places, porté par une cinquantaine d'éleveurs du Limousin, avait été présenté par la SVA Jean Rozé. La filiale d'Intermarché est entrée à hauteur de 20% au capital de la société qui porte le projet (SAS Alliance Millevaches). Il s'agit là aussi de réhabiliter une friche, mais militaire, celle de La Courtine, et d'adosser le projet à de la production d'énergie (méthanisation et photovoltaïque). Plus anecdotique, dans l'Aisne, un agriculteur a obtenu l'autorisation, en avril, de faire passer la capacité de son atelier d'engraissement de 400 à 1430 places, en utilisant six anciens bâtiments d'élevage de poules pondeuses (240 000 places). Néanmoins la montée en puissance de l'effectif se fera en fonction de l'avancée, progressive, des travaux et de la conjoncture.
Le calendrier des actes délégués sur le futur régime d'autorisations de plantations viticoles dérape. Attendus en juillet, les actes délégués seront pris au mieux en octobre, sachant que la prochaine réunion du groupe d'experts aura lieu le 9 septembre. La Commission devra avoir mis en forme les actes délégués pour les transmettre en décembre au Parlement et au Conseil. Ceux-ci ont deux mois pour apporter leurs objections, soit en février. Les actes délégués ne pourront pas être adoptés définitivement avant mars. Ensuite, les mois restants de 2015 devront être mis à profit pour transcrire le nouveau régime des plantations viticoles dans les différentes réglementations nationales. Un délai à peine suffisant pour que le nouveau régime soit prêt à fonctionner au 1er janvier 2016.
Croissance des ateliers de plus de 100 JB
En 2013, les élevages ayant commercialisé plus de 100 jeunes bovins (JB) représentent 6% des ateliers pour 30% de la production (Institut de l'élevage d'après SPIE-BDNI). Les structures de cette taille sont de plus en plus fréquentes et leur taille s'accroît. En 2013, on en trouve 10% de plus qu'en 2008. « La production reste peu concentrée », analyse Gérard You de l'Institut de l'élevage. 40% des ateliers fournissent moins de 20 JB par an. La FNB a rappelé le 2 septembre à Paris, qu'elle souhaitait le relèvement du seuil des 400 places, au delà duquel une demande d'autorisation ICPE est nécessaire.