Le feu couve toujours dans le Sud-Ouest, berceau du mouvement de colère agricole de l’hiver 2023-2024. En début de semaine, les Jeunes agriculteurs (JA) des Pyrénées-Atlantiques ont mené des « actions nocturnes », recouvrant des panneaux de signalisation avec des messages comme « Où va-t-on sans paysans ? » ou « L’État tue l’agriculture ». « Nous mettons en garde l’État, nous attendons des actions rapides », explique le syndicat dans un message envoyé à la presse le 1er octobre, alors que le Premier ministre Michel Barnier faisait sa déclaration de politique générale le même jour. Les JA appellent la nouvelle ministre de l’Agriculture Annie Genevard, attendue jeudi 3 octobre au Sommet de l‘élevage, à « prendre des décisions fortes, sur des sujets brûlants comme le sanitaire, le revenu, et bien d’autres ». Leurs revendications portent aussi sur la « simplification administrative » et sur des « mesures pour structurer l’agriculture » (« projet de loi pour entreprendre en agriculture » porté par la FNSEA).
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Durant le week-end, la FDSEA et les JA du Gers avaient mené une action similaire, rapporte La Dépêche. Une mobilisation doublée d’un courrier envoyé par les JA d’Occitanie au président de la République le 26 septembre. Entre dérèglements climatiques et crises sanitaires, « l’agriculture occitane est à bout de souffle », alertent-ils. Les syndicalistes y réitèrent leurs nombreuses demandes : vaccins gratuits contre la FCO et la MHE, soutien financier pour les agriculteurs « touchés par les catastrophes climatiques », « mesures de régulation efficaces des prédateurs » ou encore accélération du plan d’arrachage viticole. Le 11 septembre, c’était dans le Tarn que les agriculteurs s’étaient mobilisés pour réclamer des vaccins contre la maladie hémorragique épizootique (MHE).