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Crise viticole : les solutions de la Confédération des vins IGP

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C’est un « sursaut » qu’a réclamé le 20 juillet la Confédération des vins IGP face au « marasme » en vue dans la filière viticole. L’appel est intervenu une fois les demandes de distillation publiées, soit 4,4 Mhl contre 3 Mhl budgétés. « Des volumes non distillés et non contractualisés » alourdiront les marchés, souligne un communiqué de l’organisation. À cela s’ajoute « une consommation de nos produits en chute libre ». La Confédération des vins IGP réclame la mise en place de mesures à « très court terme ». Il s’agit notamment de « la création d’une étanchéité entre segments » pour éviter le « déversement d’un segment vers l’autre et donc la dégradation de valeur ». Une solution qui repose sur la mise en place d’outils interprofessionnels de régulation de l’offre, à l’instar du BIC d’Inter-Oc ou du VIP2C chez Inter-Med. Ces dispositifs, basés sur des références de volumes commercialisés, assurent un équilibre entre offre et demande. « Il est indispensable que chaque interprofession analyse finement ses marchés par couleur » de vin, poursuit le communiqué.

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Une autre mesure proposée est « la limitation des autorisations nouvelles de plantations dans les régions où les marchés sont compliqués ». La confédération appelle à recenser les opérateurs qui distillent des volumes importants. Cela dans le but de les accompagner vers « une sortie du métier grâce à des mesures sociales (distillation, arrachage différé ou définitif, etc.) ». L’innovation est mise en avant, sur les vins comme les effervescents, les « no-low » (sans/faible teneur en alcool), sur les contenants, avec par exemple les canettes, les petites bouteilles. Enfin, la sortie de crise passe aussi par un effort de communication sur les signes de qualité, le côté local des produits, ou « tous les moyens permettant de leur apporter une valeur ajoutée », d’après le communiqué.

« Sortir du métier » ceux qui distillent des gros volumes