Les viticulteurs bordelais ont sollicité l’arrachage d’environ 8 000 ha de vigne avec plus de 1 200 dossiers déposés dans le cadre d’un plan d’aide, a indiqué le 22 décembre le ministère de l’Agriculture. Ce dispositif d’un montant total de 57 millions d’euros, annoncé en mars et approuvé en novembre par la Commission européenne, propose une prime de 6 000 euros à l’hectare arraché pour lutter contre la flavescence dorée. Pouvant concerner 9 500 hectares sur deux ans, l’aide doit aussi permettre de réduire une production excédentaire. Le guichet sera rouvert à l’automne 2024 pour les 1 500 ha restants.
D’un côté, l’État finance l’opération à hauteur de 30 M€ – jusqu’à 38 M€ si nécessaire – pour son volet renaturation qui consiste à transformer les parcelles en forêts ou jachères pendant vingt ans minimum. De l’autre, le CIVB (interprofession) apporte 19 M€ en vue d’une diversification des cultures. La première option a été plébiscitée par plus de 700 candidats représentant, avant instruction des dossiers, près de 4 000 ha. Ils bénéficieront d’un montant maximal d’aide de 24 M€, « compatible avec l’enveloppe prévue par l’État ». L’autre option, financée par le CIVB, a séduit quelque 500 vignerons pour arracher plus de 4 000 ha également : ces demandes excèdent, en revanche, l’enveloppe de 19 M€ disponible. Elles feront donc l’objet d’un « coefficient stabilisateur limitant les surfaces éligibles » qui sera déterminé à l’issue de l’instruction.
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L’arrachage, à réaliser avant le 31 mai 2024, intervient dans un vignoble du Bordelais souffrant de la chute des prix, de la fermeture de marchés à l’export et d’une surproduction évaluée à un million d’hectolitres. En parallèle, la région Nouvelle-Aquitaine doit financer à hauteur de 10 M€ la reconversion agricole des terres après arrachage.