Les réductions – « modérées » selon Bruxelles – proposées pour la Pac, de même que pour la politique de cohésion dont les pays de l’Est sont les principaux bénéficiaires, ont du mal à passer. Les organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca) ont fait part de leur « vive déception ». Elles avaient plaidé contre toute réduction des dépenses de la Pac en prix constants, tout comme le Parlement européen dans une résolution du 14 mars dernier. Czesław Adam Siekierski, le président de la commission parlementaire de l’agriculture, a jugé le 2 mai « disproportionnées » les réductions budgétaires envisagées pour la Pac. Les jeunes agriculteurs (Ceja) ont eux aussi fait connaître leur « déception », de même que les entrepreneurs de travaux agricoles et forestiers (Ceettar).
Le président du Comité économique et social européen, Luca Jahier, s’est opposé à l’obligation de « choisir entre les priorités plus récentes et plus anciennes ». Pour sa part, le président du Comité européen des régions, Karl-Heinz Lambertz, a souligné que, selon une première évaluation, « le pilier du développement rural pourrait être réduit de près de 15 % » et qu’une telle baisse « ne permettra pas aux régions européennes d’aboutir aux résultats attendus dans les domaines de l’innovation, de l’inclusion et de la protection de l’environnement dans les zones rurales ».
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Le Bureau européen de l’environnement (EEB) a critiqué une proposition budgétaire qui, selon lui, « défend le statu quo où des milliards sont versés pour des paiements qui soutiennent un modèle agricole destructeur pour l’environnement ».