Près de la moitié des autorisations de mise en marché (AMM) de produits phytosanitaires à base de cuivre n’ont pas été renouvelées par l’Anses, a confirmé l’agence sanitaire le 12 septembre à Agra Presse. Cette nouvelle avait été repérée par le média spécialisé Vitisphère dans un article début août. En juillet, l’Anses a pris « 34 décisions d’AMM sur le cuivre, dont 28 renouvellements et 6 nouvelles AMM ». Sur ces 34 dossiers, près de 50 % ont eu un verdict défavorable. « Si le non-renouvellement représente donc bien environ la moitié des décisions émises, il est à préciser qu’en termes de quantité de vente, les produits retirés représentent en parallèle 28 % des quantités vendues (produits pour lesquels nous avons sorti une décision) », nuance toutefois l’Anses. L’agence indique que les décisions sont applicables « dès signature », soit « le 15 juillet 2025 ». Elle ajoute que des délais de grâce de « 6 mois à la vente et 18 mois à l’utilisation » ont été accordés pour les retraits d’AMM.
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Ce travail sur les AMM a concordé avec la parution, mi-juillet, d’une étude sur les impacts socio-économiques de la limitation ou du retrait des produits à base de cuivre. D’après l’interview de l’Anses publiée par Vitisphère, ces retraits d’AMM ne provoquent pas d’usage orphelin en viticulture, mais entraînent un usage orphelin en houblon. Le 9 septembre, lors d’un point presse organisé par l’Afja, le président du Comité national des interprofessions des vins (Cniv), Bernard Farges, avait exprimé « une grosse inquiétude », notamment pour la viticulture bio : « Ça pose réellement question parce que chaque produit a un nombre d’utilisations limitées. Moins on a de choix possibles, plus on est contraint, et plus on est soumis à des impasses. »