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Cybèle Agrocare parie sur les bactéries diazotrophes

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Azospirillum sp., la bactérie d'Azotilis. Crédits : © Cybèle Agrocare

Dans l’univers des biostimulants, Cybèle Agrocare essaie de se faire une place en faisant connaître les bactéries diazotrophes capables de fixer l’azote de l’air. La société du groupe industriel Proxis Développement détient un portefeuille de 12 produits autorisés.

« Détenant 12 produits conformes à la réglementation française, allemande et néerlandaise, Cybèle Agrocare est la première société française de biofertilisants et de biostimulants bactériens en nombre d’autorisations de mise sur le marché », souligne Nina Vinot, nouvelle directrice du développement commercial de Cybèle Agrocare. 

La société active dans les solutions fertilisantes alternatives aux engrais minéraux traditionnels parie sur des bactéries bien spécifiques, mais peu utilisées. « Les diazotrophes fixent naturellement l'azote atmosphérique (N2) et le convertissent en une forme assimilable par les plantes. Cette action est rendue possible par un complexe enzymatique appelé nitrogénase réductase qui catalyse la réduction de l’azote gazeux (N2) en ion ammonium (NH4+) en le combinant avec l’hydrogène (H) », explique la société. 

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En outre, ces bactéries améliorent la résistance aux stress environnementaux, ne provoquent pas de lessivage de nitrates et améliorent la structure des sols. En termes d’unités d’azote, la société a calculé qu’« un agriculteur cultivant 100 hectares de blé tendre par exemple, n'aurait besoin que de 20kg d'Azotilis (nom commercial du produit de Cybèle Agrocare) pour remplacer jusqu'à 11 tonnes d’ammonitrate 27%, réduisant ainsi l’impact carbone de 27 tonnes de COeq. ! » Outre les grandes cultures, la société adresse ses produits aux cultivateurs de légumineuses et de petits fruits, aux maraîchers et aux viticulteurs. 

Atelier de production interne

« Depuis un an, nous disposons de notre propre atelier de fermentation et de lyophilisation au sein du site industriel de Noyant-Villages, dans le Maine-et-Loire, qui double actuellement ses capacités de production et permet donc un véritable changement d’échelle pour Cybèle Agrocare, né en 2016 d’un spin-off de Proxis Développement », explique Nina Vinot. La maison mère Proxis Développement est une société familiale active dans le traitement des eaux, la parfumerie, l’agroalimentaire et la pharmacie. Elle a réalisé un chiffre d’affaires de 265 millions d’euros en 2023, dont 27 millions d’euros sont issus des activités de production de probiotiques et de ferments lactiques. Une dizaine de personnes se consacrent à Cybèle Agrocare. 

Dans les prochains mois, l’accent va être mis sur la recherche et la sélection de nouvelles souches microbiennes, l’obtention de nouvelles autorisations de mise sur le marché et l’amélioration constante des préconisations des produits. Au-delà de l’Europe, Cybèle Agrocare s’adressera à l’avenir à d’autres zones agricoles du grand export comme l’Asie ou l’Amérique du Sud.