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Cyclair veut ajouter des fonctionnalités à son robot

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Grillon Wide, le robot de désherbage autonome de Cyclair, en action dans un champ. Crédits : © Cyclair

Cyclair qui va bientôt boucler une deuxième tranche de financement sur Sowefund, veut étendre l’usage de son robot de désherbage à d’autres cultures et intégrer de nouvelles fonctionnalités. 

Après un premier closing en capital de près de 2,2 M€, fin décembre dernier (investisseurs professionnels et financement participatif), Cyclair a lancé une seconde tranche de financement, toujours sur la plateforme Sowefund, pour un montant compris entre 300 et 500 k€. L’opération devrait s’achever vers le 15 avril prochain. « Ces fonds permettront d’assurer la pérennité de Cyclair jusqu’au second trimestre 2027 », nous confie Sébastien Gorry (CEO) et cofondateur de la société avec Quentin Guillemot (CTO) et Camille Auger (COO). « Nous cherchons toujours à embarquer de nouveaux souscripteurs dans un continuum de financement, mais le but pour Cyclair est de devenir une entreprise commerciale qui dégage de marges d’autofinancement et qu’elle puisse vive de ses produits et de ses services », ajoute le dirigeant. 

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Cyclair qui a mis au point Grillon Wide, un robot de désherbage autonome piloté par IA destiné aux grandes cultures, a déjà vendu 3 de ses machines en 2025. « Nous allons signer une dizaine de contrats de vente d’ici la fin de l’année, pour des livraisons en 2027, dont 5 robots au printemps et 5 autres à l’automne », précise Sébastien Gorry.  Le but pour Cyclair est de devenir une entreprise commerciale qui dégage de marges d’autofinancement et qu’elle vive de ses produits et de ses services », ajoute le dirigeant. La société vise un chiffre d’affaires de 13 M€ en 2029.

Développer des partenariats

D’ici à 2028, Cyclair veut compléter les fonctionnalités de son robot actuel. « Nous sommes dans une approche de plateforme, où le robot doit être le plus versatile possible. Nous avons développé toute la base mécanique et sécuritaire du robot qui peut embarquer des outils de précisions pour certaines cultures. Le but est d’étendre l’usage du robot à d’autres cultures et également d’intégrer de nouvelles fonctionnalités liées à la donnée, et des systèmes d’alertes précoces pour les agriculteurs et les coopératives, détaille ce dernier. Grâce aux photos prises par le robot de Cyclair tous les 10m, il est possible de repérer les premières piqures d’insectes ou taches de rouille, par exemple. « Aujourd’hui nous sommes vecteurs de la solution de désherbage, mais on pourrait très bien, avec l’intégration d’un système de pulvérisation très précis, apporter des solutions de protections des plantes contre les insectes et les maladies. »

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Pour se faire, la société veut développer des partenariats stratégiques, sans liens capitalistiques, « avec des têtes de filières, des coopératives et des agroindustriels qui ont des besoins connexes à la solution de Cyclair, pour nous aider à financer ces développements complémentaires et accélérer la mise sur le marché », ajoute Sébastien Gorry. Cyclair invite donc ces partenaires, qu’ils soient de grands betteraviers ou sucriers, de la filière des légumes de plein champs ou des semenciers, à exprimer un besoin sous forme d’un cahier des charges précis. Les parties prenantes au projet partageraient les coûts de développement et ces partenaires financeurs seraient ensuite rétribués sous formes de royalties pour chaque robots vendus.