« La promotion doit être dotée d’un nouvel instrument fort », a déclaré le 21 juin Dacian Ciolos, le commissaire européen, lors d’un discours prononcé devant le commerce européen des céréales (Coceral). Par ailleurs, lors d’un déplacement à Millau en France, le commissaire a souligné que la diversité et la qualité devront être les deux fondements de la Pac après 2013. De leur côté, les organisations agricoles europeénnes, le Copa et le Cogeca, sont loin d’être satisfaites par les projets sur la qualité en préparation à Bruxelles.
L’un des éléments clés pour l’avenir sera notre capacité à assurer une meilleure promotion des produits agricoles et alimentaires sur le marché communautaire et à l’international, a expliqué en substance M. Ciolos. « C’est pourquoi j’ai demandé à mes services de réfléchir à la possibilité de mettre en place un instrument spécifique pour agir de façon plus efficace, pourquoi pas par le biais d’une agence au niveau européen en charge de la promotion et pourvue d’un budget spécifique », a précisé le commissaire. Ce débat sur la promotion rejoint celui sur la qualité qui va revenir dans les prochains mois sur le devant de la scène européenne. La Commission européenne veut en effet réformer la législation de l’UE sur les indications géographiques protégées (IGP) et simplifier les systèmes existants pour les appellations d’origine protégée (AOP ). L’une des options envisagées par la Commission consisterait à intégrer les systèmes en place pour les vins, les vins aromatisés et les spiritueux à celui fonctionnant pour l’ensemble des produits agricoles. Une fusion qui, pour le Copa-Cogeca, serait malvenue car il existe de nombreuses différences entre les deux systèmes. La principale est due au fait que les définitions des AOP et des IGP sont très différentes. Un vin IGP doit être produit dans une zone géographique donnée avec 85 % du raisin issus de cette zone, alors que dans la législation horizontale, seule la production, la transformation ou la préparation doit être réalisée dans la zone géographique concernée. Une fusion des systèmes, constate le Copa-Cogeca, aboutirait à diviser en deux la législation vitivinicole, l’une pour les vins AOP et IGP et l’autre pour les autres vins. « Il ne faut pas oublier que la production et la commercialisation de tous les types de vins sont étroitement liées », souligne Thierry Coste, président du groupe de travail « vin » du Copa-Cogeca. Une étude d’impact sur les systèmes AOP et IGP doit être finalisée d’ici septembre.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.