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Danone s’engage à réduire ses émissions de méthane de 30 %

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L’entreprise Danone a annoncé le 17 janvier qu’elle comptait réduire de 30 % ses émissions de méthane liées à l’élevage bovin laitier d’ici à 2030 par rapport à 2020. L’objectif couvre le lait frais, acheté directement auprès de 58 000 exploitations laitières dans 20 pays, qui représente 70 % de ses émissions de méthane. Mais il ne s’étend pas au lait en poudre des préparations pour bébé, obtenu via des intermédiaires. Parmi les leviers : recours à des races moins émettrices, optimisation des régimes alimentaires, maintien prolongé en production des vaches, captation des émissions du fumier pour les valoriser en biogaz…

Danone s’intéresse aussi aux innovations qui promettent de filtrer le méthane émis par les vaches – via un dispositif installé sur un licol – ou de réduire sa production à la source, grâce à des additifs alimentaires à base d’algues par exemple. « Danone est le premier groupe alimentaire à se fixer un objectif spécifique de réduction des émissions de méthane », fait valoir un communiqué cité par l’AFP. Le groupe dit par ailleurs avoir déjà réduit « d’environ 14 % » ses émissions de méthane entre 2018 et 2020. Cet objectif s’inscrit dans la lignée du « Global methane pledge » : une centaine de pays s’étaient engagés lors de la COP26 en 2021 à réduire les émissions de méthane d’au moins 30 % d’ici à 2030, par rapport à 2020.

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Sur LinkedIn, le président de Bleu-blanc-cœur Pierre Weil a rappelé que le géant de l’agroalimentaire « avait été très en pointe sur le sujet » dès 2003. L’entreprise s’était notamment engagée aux côtés de Valorex, de Bleu-blanc-cœur et de l’Inrae, pour aboutir à « un brevet et une mesure mise en place dans les labos interprofessionnels en 2008 », ainsi que « des articles co-signés Danone-Inra-Valorex-BBC dans la presse scientifique à comité de lecture en 2008, 2009 et 2010, et une méthode de mesure dénommée Eco-méthane ». « C’était il y a 10 ans ! Tout était prêt. Puis… plus rien. Je n’ai jamais bien compris pourquoi », s’émeut le dirigeant de Bleu-blanc-coeur.

« Premier groupe alimentaire » à se fixer un objectif pour le méthane