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Dans l’Ouest, un 1er avril revendicatif sur le prix du lait et des œufs

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Jeudi 1er avril, le syndicalisme majoritaire a mené plusieurs actions sur le prix du lait et des œufs dans l’Ouest. Le but : montrer aux distributeurs que les producteurs ne plaisantent pas avec l’application de la loi Egalim.

Sous le mot d’ordre « EGA Tolérance zéro », la FNPL (producteurs laitiers, FNSEA) a organisé deux mobilisations le 1er avril dans des supermarchés de la Sarthe et du Maine-et-Loire. Son objectif : « Vérifier que les prix pratiqués [sur le lait en bouteille, les yaourts et l’emmental râpé] ne sont pas abusivement bas, au sens de la loi Egalim ». Le syndicat a en effet calculé des prix au-dessous desquels ces produits laitiers ne doivent pas, selon lui, être vendus en supermarché pour respecter la loi Egalim. Selon ces estimations, le prix de vente au consommateur doit être au minimum de 0,74 €/l pour le lait de consommation, 1,34 €/kg pour les yaourts et de 6,23 €/kg pour l’emmental râpé.

Ces calculs se basent sur un prix du lait au niveau du prix de revient moyen soit 388 €/1 000 l (rémunération de deux Smic pour l’atelier lait) ; sur les données de l’Observatoire des prix et des marges (OFPM) pour estimer les coûts de transformation ; et pour la grande distribution, sur une marge de 10 % correspondant au seuil de revente à perte minimal. « L’objectif est de faire du mois d’avril une caisse de résonance des avancées et des manquements de la loi Egalim de manière à préparer une indispensable Egalim 2 », explique Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente de la FNPL, à Agra Presse.

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Œufs : seuls Leclerc et Lidl acceptent les hausses

Quant aux producteurs d’œufs, ils se sont mobilisés le 1er avril, pour la troisième fois depuis le début de l’année. Après des actions en supermarchés, ils ont ciblé trois centres de conditionnement dans le Morbihan, les Deux-Sèvres et le Maine-et-Loire, pour « perturber l’approvisionnement de GMS », a annoncé la CFA (aviculteurs, FNSEA) le 31 mars. Une action menée par l’UGPVB (groupements de producteurs) et le syndicalisme majoritaire (FRSEA de Bretagne et Pays de la Loire, CFA). Les éleveurs demandent que les distributeurs répercutent la hausse des prix de l’alimentation animale.

Dans le sillage de la hausse des prix mondiaux des céréales et oléoprotéagineux, l’aliment pour poules pondeuses s’est renchéri de 25 % en un an (indice Itavi de février 2021). D’après les organisations de l’amont, « les prix proposés par les distributeurs, à l’exception de deux qui ont indexé leurs contrats, ne couvrent pas les charges des producteurs ». D’après la CFA, seuls Leclerc et Lidl ont accepté des hausses. « Les GMS récalcitrantes Aldi, Auchan, Carrefour, Cora, Casino, Intermarché, Metro et Super U ont été mises en garde par un courrier collégial le 18 mars », précise le syndicat.

La FNPL vérifie que les prix ne sont pas « abusivement bas au sens d’Egalim »