Les grandes sources de Wattwiller sont vendues à Spadel, un groupe belge qui réalise 210 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les autres activités du groupe, confiture, vin et hôtellerie, devraient former une entité séparée.
Agé de soixante-cinq ans, l’actionnaire de Wattwiller, François Schneider, a décidé de vendre les sources qu’il avait reprises en 1993. Il a donné sa préférence au belge Spadel, qui produit et commercialise les eaux Spa et Bru. Spadel appartient à 92 % à la famille fondatrice, et a réalisé en 2003 210 millions d’euros de chiffre d’affaires. Seules les eaux minérales sont vendues, les autres activités périphériques de l’entreprise (confitures et huile d’olive biologiques, vin Chianti Classico et hôtels) allant vraisemblablement être rassemblées sous une seule entité. 47 % du capital de l’entreprise appartenaient à une fondation culturelle créée par François Schneider. Dotée, grâce à la vente, de moyens substantiels, celle-ci va poursuivre son activité de soutien à l’art contemporain, et d’octroi de bourses à de jeunes étudiants en art.
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Des changements à prévoir
A ce jour, Wattwiller était la plus grande des sources françaises indépendantes et son entrée dans le giron d’un groupe étranger modifie quelque peu le paysage de l’eau embouteillée en France. Le secteur s’attend à du chahut avec l’arrivée de Dasani, l’eau de Coca-Cola, qui pose de multiples questions. Interrogé sur les conséquences de l’arrivée de ce concurrent à la force de frappe colossale, Franck Lecomte analyse : « Tout dépendra en fait du positionnement de la marque en terme de prix, les marques situées sur le même créneau pourraient souffrir, mais il faut également savoir quelles sont les attentes des Français en terme d’eaux minérales». La cession de Wattwiller n’est sans doute que la première d’une série.