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KWS (semences de maïs) De nombreux projets en France et à l’étranger

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KWS, société de semences, principalement de maïs, basée à Einbeck en Basse-Saxe (Allemagne), a fait part à un groupe de journalistes français de nombreux projets en France et à l’étranger, les 28 et 29 juin : lancement de variétés de maïs sec et riche en amidon et extension d’usine en France, partenariats de recherche en Amériques du Nord et du Sud, recherche sur d’autres espèces comme le sorgho et la betterave.

La firme allemande KWS a annoncé son projet de lancer des variétés de maïs denté. Le grain de ce type de maïs est plus sec que les grains de maïs cornés, et occasionne donc moins de frais de séchage chez les agriculteurs et dans les silos des collecteurs. En outre, le maïs denté est riche en amidon, un avantage en amidonnerie et aussi dans les méthaniseurs pour la fabrication de biogaz, le maïs étant un activateur de méthanisation.

L’extension d’une usine française
« Les premières variétés de maïs denté seront inscrites au catalogue officiel en 2013 », a déclaré Andreas Gross, chef de produits « maïs » au niveau européen chez KWS, le 28 juin. Elles seront donc disponibles en France.
Prête à l’expansion du marché français, la firme agrandit son usine de production et de conditionnement des semences à Buzet (Lot-et-Garonne), pour une mise en service en décembre prochain.
Surtout présent sur les marchés de semences de maïs, KWS développe sa recherche dans la sélection du colza : « Nous comptons sortir des variétés de colza performantes en hybrides », a déclaré par ailleurs Rüdiger Strohm, directeur de la division « maïs » de KWS, et agriculteur près de Francfort.
Les projets de recherche vont au-delà de l’Europe, KWS comptant bénéficier des productions de contre-saison au Chili et des technologies de transfert de gènes. Ainsi, KWS, qui a créé une société mixte de recherche OGM sur le maïs aux États-Unis avec le semencier français Limagrain en avril dernier pour améliorer le potentiel agronomique du maïs, annoncera début juillet un partenariat au Brésil concernant le maïs. KWS n’a pas caché sa volonté « d’accélérer les progrès génétiques du maïs à l’aide des marqueurs moléculaires », qui permettent de faire du tri au laboratoire et non aux champs où il faut attendre la levée des plants, a précisé Andreas Gross. « Les travaux sont en cours et nous disposons des outils nécessaires », a-t-il ajouté.

Une recherche transcontinentale
De même, la société s’intéresse à la recherche sur le blé OGM en Amérique du Nord et lorgne sur un partenaire, mais « il ne s’agit pas de Limagrain », a confié Philipp von dem Bussche, président du directoire de KWS et agriculteur.
Par ailleurs, la société semencière travaille à la mise au point de sorgho pour la méthanisation et de betterave sucrière d’hiver, à l’horizon 2020, alors que, jusque-là, la betterave est une culture de printemps, semée en avril. Semée en août, juste après la moisson d’un blé ou d’un colza, pour arrachage à l’automne de l’année d’après, la betterave aurait ainsi un cycle végétatif de plus d’un an, ce qui augmenterait son rendement sucrier de plus de 20%. Elle serait OGM, afin qu’un gène spécifique bloque la montée à graines qui se produirait en raison de la vernalisation (phénomène de montée à graines provoqué par le froid), a expliqué Rüdiger Strohm.
Déjà la betterave sucrière peut servir de substrat de méthanisation, comme le maïs ensilage. « La betterave-biogaz rémunère mieux les producteur que le maïs-biogaz », a indiqué Andreas von Felde, directeur du département des plantes énergétiques chez KWS. Mais moins que le sucre, ce qui explique pourquoi les volumes de betteraves méthanisés sont très inférieurs à ceux de maïs en Allemagne.

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