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Vin Début de campagne difficile

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Après une petite récolte 2008, la campagne 2008/2009 commence difficilement avec des ventes de vin au ralenti, selon Agreste conjoncture de janvier 2009 paru le 22. Le marché intérieur tout comme les exportations sont en repli.

La récolte française 2008 (44 Mhl dont 22 pour les vins d’appellation) est la plus faible depuis 15 ans sous l’effet du climat et des arrachages, selon Agreste. La récolte européenne baisse de 1% à 160 Mhl en raison des réductions des récoltes française, portugaise et autrichienne malgré les légères progressions des récoltes italienne (35Mhl) et espagnole (47Mhl). La récolte mondiale devrait se situer au même niveau qu’en 2007 (entre 260 et 270 Mhl).

Malgré cette petite récolte, les vins ne sont pas disputés. Sur le marché français, les ventes en vrac sont très en retrait depuis le début de la campagne 2008/2009 (-20% en décembre 2008 par rapport à décembre 2007). Sur les cinq premiers mois de campagne, il ne s’est vendu que 1,1 Mhl de vin de table (-39% par rapport à la même période 2007 et - 47% par rapport à la moyenne quinquennale). Les ventes de vins de pays se portent guère mieux (2,2 Mhl vendus soit -27% par rapport à 2007/2008 et -15% par rapport à la moyenne quinquennale).

Des hausses de prix modérées

Les prix ne viennent pas vraiment compenser cette baisse. Ceux des vins de consommation courante augmentent de façon plus modérée que l’an dernier (entre 6% et 17% selon les vins) malgré des disponibilités aussi réduites.

Les vins d’appellation connaissent des hausses du même ordre avec +11% par rapport à la moyenne quinquennale. Cependant, certaines AOC (Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Provence et Côtes du Rhône) enregistrent des baisses de prix.

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Viniflhor n’enregistrant que les transactions en vrac des vins de table et de pays, ne dispose pas d’éléments pour les vins d’appellations.

Il faut dire, pour expliquer cette faible demande, que la consommation intérieure (consommation taxée) n’est pas à la fête. Sur les deux premiers mois de la campagne, elle a baissé de 6% et cette fois les vins d’appellation sont plus touchés que les autres. La période est cependant trop courte pour tirer des conclusions. On peut pourtant observer qu’entre la campagne 1997/1998 et celle de 2007/2008, la consommation taxée a chuté de 9% (affectant surtout les vins de table et de pays).

Le Royaume-Uni freine ses achats

A l’extérieur, les ventes se réduisent également. Sur les dix premiers mois 2008, les exportations ont baissé de 10% par rapport à la même période 2007. Cette fois, ce sont les vins de table qui sont les plus concernés avec -14% contre -5% pour les vins d’appellations. L’Union européenne a bu moins de vin français (soit 2,9 Mhl et -8% par rapport à la même période 2007/2008) et surtout le Royaume-Uni (-10%) alors que les pays-tiers se maintiennent au même niveau. Si les ventes progressent en valeur, c’est grâce aux bordeaux (+22%) car toutes les autres appellations enregistrent des valeurs en recul sur les marchés extérieurs.