La campagne pour les élections de représentants aux chambres d’agriculture est terminée. Elle a été longue, commençant en fait dès la crise du lait de 2009 avec l’émergence de l’Apli ; dès ce moment, l’ensemble des syndicats se sont positionnés par rapport à l’élection prévue de 2013 ; elle a été dure, avec invectives entre organisations syndicales, invectives dont on aurait pu se passer. Elle n’a pas vraiment donné lieu à des débats de fond, tant en ce qui concerne l’avenir de la Politique agricole commune et ce qui lui est demandé, le rôle de l’agriculture dans la société française, dans l’alimentation de la planète, le type d’agriculture qui devrait être encouragée, etc.
Et pourtant, il s’est agi d’un bel exercice de démocratie professionnelle dont on ne voit pas beaucoup d’exemples dans d’autres domaines de la vie économique et sociale. Près de 55% de participation, même en diminution, ce n’est pas si mal pour une élection professionnelle.
Maintenant que cette échéance politico-syndicale est passée, que faut-il en faire ? Sans doute avancer sur les grands dossiers agricoles qui avaient été suspendus pendant la bataille. Exemples. L’ouverture des interprofessions aux syndicats minoritaires, comme l’avait envisagé le président de la FNSEA Xavier Beulin. Une position commune face à la Pac, au moins sur un dénominateur commun. Autre position qui pourrait être commune ou mieux harmonisée tout au moins, celle qui concerne les relations avec la grande distribution. C’est encore la compétitivité et les charges des exploitations agricoles pour lesquelles un front commun face à l’Etat permettrait d’être plus convaincant.
Comme en politique, les élections sont un rendez-vous indispensable, excellent. Mais il est bon que l’échéance passe pour pouvoir se mettre au travail.

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