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Dépôts d’algues vertes « déjà très importants » en baie de Saint-Brieuc

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Les premières observations printanières montrent des dépôts d’algues vertes « déjà très importants pour la période » en baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), annonce la préfecture de la région Bretagne dans un communiqué le 26 avril. Est également concernée, « à un niveau moindre », la baie de la Fresnaye, dans le même département. « La baie de Saint-Brieuc concentrerait à elle seule près de 90 % de la surface d’algues échouées observée », précisent les autorités, qui se basent sur la première analyse de l’année, menée le 13 avril par le Ceva (centre d’étude et de valorisation des algues).

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Côtes-d'Armor
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Au-delà du cas briochin, la Bretagne « devrait connaître des niveaux d’échouages d’algues vertes très contrastés selon les secteurs côtiers », du fait des conditions hivernales (houle modérée et ensoleillement nettement supérieur à la moyenne). Le Ceva prévoit un scénario comparable au printemps 2019 : « Un démarrage précoce dans les secteurs abrités et une croissance rapide sur les sites où les stocks d’algues de l’an dernier sont encore très présents. » Ainsi, dans les baies sableuses, « la précocité des échouages serait largement supérieure à la moyenne » (+30 à 40 % en avril 2021 par rapport à la moyenne 2000-2020). Un niveau toutefois « sensiblement inférieur aux années 2019 et 2017, qui avaient été extrêmement précoces ». Les observations du Ceva montrent aussi une « présence significative d’ulves » sur le littoral finistérien ; quant aux vasières du Golfe du Morbihan et de la Ria d’Étel, « elles sont déjà couvertes de dépôts denses ». En revanche, les algues vertes sont « peu présentes » à l’ouest des Côtes-d’Armor. Comme le rappelle la préfecture, « les surfaces couvertes par les échouages d’algues vertes sont très variables d’une année à l’autre ».

Échouages d’algues vertes « très contrastés selon les secteurs »