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Fruits et légumes Dernière partie de campagne difficile pour les fruits d’été

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La campagne des fruits d’été se termine avec une commercialisation difficile pour plusieurs produits, comme le melon, la pêche-nectarine et la prune, tandis que les marchés se dégradent pour la plupart des produits automnaux, indique l’interprofession Interfel dans sa dernière note de conjoncture.

La dernière ligne droite de la campagne pour les fruits d’été est difficile, selon Fel Actualités, la note de conjoncture d’Interfel, couvrant la période du 13 au 19 septembre. Une période marquée par des crises conjoncturelles officielles en melon et pêche-nectarine, et des marchés qui se dégradent, comme celui de la prune et des fruits d’automne (raisin, poire).

Melon : les cours ne peuvent plus remonter
Le recul de la production de melon n’est pas assez net pour assainir le marché, selon Interfel. Bien que l’offre disponible ait diminué de près de moitié, à 8 000 tonnes durant la semaine 37, contre 14 000 tonnes commercialisées la semaine précédente, le melon est resté en crise conjoncturelle, au sens du Service des nouvelles du marché (SNM), avec des prix inférieurs de 18% à la moyenne des cinq dernières années. Le 23 septembre, le melon était encore en crise pour la 10e journée consécutive. Depuis la mi-juillet, la demande a chuté et ne s’est pas relevée depuis, résume Bernard Borredon, président de l’Association interprofessionnelle du melon.
« Au-dessous d’un euro le kilo au stade expédition, le melon ne rembourse pas les coûts de production. Or, actuellement le cours tourne autour de 80 centimes le kilo, et en août, en pleine saison de production, il était à 60 centimes », a ajouté Bernard Borredon. L’Association interprofessionnelle du melon pilotera un groupe de travail qui dressera un bilan de campagne au sein d’Interfel à la fin octobre, afin de tirer la leçon de cette campagne.

Pêche-nectarine : la campagne se termine par 17 jours de crise
« En pêche-nectarine, les difficultés subsistent sur le marché : face à une offre importante pour la saison, la demande est insuffisante », commente Interfel. Le 23 septembre, le produit était en crise officielle depuis 17 jours consécutifs, avec des prix inférieurs de 16% à la moyenne hebdomadaire établie sur cinq ans, d’après le Service des nouvelles du marché.
Raison de cette situation : un déséquilibre du marché, les pointes de production accusant un retard de deux semaines par rapport à la normale. « Les pics de production sont encore là en fin de saison ! », commente-t-on à l’AOP (association d’organisations de producteurs) pêche-nectarines. Le bilan de la filière sera dressé le 24 novembre prochain.
Pour les autres fruits d’été, la situation tend à se dégrader. En prune, le marché a été rendu « compliqué » par une situation d’offre « encore non négligeable », tandis que la demande s’est montrée « très calme », selon Interfel.

Le raisin italien mis en avant
Jusque-là équilibré, le marché du raisin « s’est fortement dégradé, la demande semblant délaisser le raisin français ». La concurrence des raisins italiens (variété Italia majoritaire) a été « fortement ressentie » et les opérations promotionnelles ont été nombreuses pour ce produit. Interfel, citant l’enquête de marché de détail du SNM, relate un taux de promotion en raisin Idéal ou Italia hors France de 33%. À comparer avec un taux de promotion de 8% en Chasselas français en vrac et de 11% en Muscat-Hambourg français en vrac.
Du côté des légumes, la courgette était le 23 septembre en situation de « prix anormalement bas », constatée par le SNM, de 25% inférieurs à la moyenne des cinq dernières années, tandis que, le même jour, l’artichaut était en situation de crise avérée, avec des prix inférieurs de 40% à la moyenne des cinq dernières années.

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