Abonné

Des agriculteurs jeûnent pour dénoncer une application injuste de la PAC

- - 2 min

Des agriculteurs des Côtes-d’Armor pionniers dans la réduction de pesticides ont commencé un jeûne le 8 septembre pour dénoncer une application injuste selon eux de la nouvelle PAC en France. Cinq paysans, soutenus par la Confédération paysanne, le Réseau agriculture durable (Cedapa) et le Groupement des agriculteurs biologistes (GAB), ont annoncé avoir commencé le 8 septembre un jeûne de 48 heures, qui sera renouvelable chaque semaine. « On représente 4000 exploitations en Bretagne, lésées parce qu’elles ont choisi de développer l’herbe pour améliorer la qualité de l’environnement depuis 1997 dans le cadre de contrats agri-environnements avec l’État», a déclaré Laurence Le Métayer-Morice, agricultrice à Pommerit-le-Vicomte (Côtes d’Armor) et adhérente du Cedapa. Selon elle, ces exploitations ont été les premières à diminuer les cultures de céréales, notamment le maïs d’élevage, particulièrement consommateurs d’azotes et pesticides polluants, dans le cadre de contrats de cinq ans prévoyant une contrepartie financière. « Le problème est que la nouvelle PAC, qui subventionne les grandes cultures, attribue des aides calculées sur la base des productions des années 2000, 2001 et 2002. Tous ceux qui avaient déjà diminué leur production sur ces périodes là ont vu leurs primes diminuer car ils faisaient moins de maïs» alors que les contrats avec l’État sont souvent arrivés à échéance, explique Mme Le Métayer-Morice. Selon elle, l’Europe a prévu une correction en faveur des agriculteurs engagés pour l’environnement dans l’article 40 de la PAC, « mais le gouvernement ignore l’application de ce texte».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.