Un nouveau logo devrait apparaître sur les briques et les bouteilles de lait afin de garantir qu’il est bien issu de vaches ayant pâturé en moyenne 150 jours dans l’année. Sodiaal et Agrial-Eurial souscrivent à l’initiative.
Il y avait les œufs issus de poules de plein air, il y aura désormais le lait de vaches ayant fréquenté le pré une bonne partie de l’année. L’initiative vient d’éleveurs de l’Ouest qui ont constitué une association, Lait de pâturage, afin de valoriser cette pratique. Un cahier des charges destiné aux éleveurs souhaitant rejoindre la démarche prévoit que le lait doit être issu de vaches ayant fréquenté les pâturages en moyenne 150 jours dans l’année.
Marcel Denieul, président de l’association, constate que « la pratique du pâturage répond bien aux préoccupations des consommateurs et en même temps, cela correspond à une pratique naturelle dans nos régions. » Selon lui, la démarche a déjà été initiée dans plusieurs pays d’Europe du Nord avec succès, mais c’est la première initiative de ce type en France.
Concrètement, un éleveur qui veut adhérer à la démarche doit se conformer aux exigences du cahier des charges et se soumettre à une organisme certificateur tiers, Certis. Côté industriels, Sodial et Eurial ont donné leur accord pour s’inscrire dans la démarche, mais selon l’association, le cahier des charges pour les transformateurs et les distributeurs est en voie de finalisation. Le lait respectant le cahier des charges « lait de pâturage » portera un logo qui viendra s’apposer aux côtés de la marque. « Nous ne cherchons pas à nous substituer aux marques existantes, mais seulement à donner une assurance au consommateur sur le mode de production de son lait », souligne Marcel Denieul.
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Un lait plus valorisé
Les éleveurs espèrent surtout une meilleure rétribution de leur lait. Aucun montant précis n’est prévu, mais le cahier des charges pour les industriels spécifie qu’une ligne de la facturation doit faire apparaître une prime pour le lait issus de la démarche. Selon Marcel Denieul, « il existe un très beau potentiel pour cette initiative » jugeant qu’environ 1500 éleveurs de l’Ouest pourraient y adhérer à court terme. Les premiers produits portant le logo pourraient être en rayon des grandes surfaces d’ici la fin de l’année.
Initiée par des éleveurs laitiers de l’Ouest, au travers de différentes organisations agricoles (FRSEA Ouest, Jeaunes agriculteurs, GIE Elevages de Bretagne) et la région Bretagne qui est membre fondateur de l’association, le projet veut se montrer ouvert à toute la France. A la seule réserve près qu’il faut mettre les vaches au pré en moyenne 150 jours par an, ce qui n’est pas forcément envisageable dans tous les territoires pour des raisons de météo.