«Les fruits et légumes sont toujours cités en exemple par les médias pour illustrer le prix excessif des aliments. Or, peu de produits coûtent aujourd’hui seulement 2 à 3 euros/kg, souligne Angélique Delahaye. Nous devons renforcer notre communication, afin de ramener la perception des consommateurs à des considérations plus objectives. » « Le producteur a une idée du prix verticale, qui va du semencier au consommateur, alors que ce dernier calcule différemment, explique Egizio Valceschini, responsable des affaires européennes à l’Inra. Il englobe le prix du légume dans une structure horizontale, qui prend en compte toutes les dépenses du ménage, ce qui lui fait dire que celui-ci est cher. Les producteurs doivent considérer comme une chance que le consommateur s’intéresse au prix des fruits et légumes, cela signifie qu’il les aime et que le besoin existe. Le pire serait qu’il les ignore. »Encore faut-il créer une envie de consommer, au-delà des questions de santé, soulignées par le PNNS (Plan national nutrition santé). « Pour cela, il est plus efficace d’organiser des opérations locales que de grandes campagnes de communication, indique Patricia Gurvez, d’AgroParisTech. Les 24 000 actions mises en place lors que la dernière semaine de la Fraîch’Attitude en sont un très bon exemple. »
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