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Des robots intelligents pour modifier les pratiques agricoles

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La robotique peut contribuer aux mutations des pratiques agricoles. C’est la conviction de bon nombre de participants à la conférence de l’Inra organisée à ce sujet le 2 mars au Salon de l’agriculture. La "cobotique", qui désigne la robotique utilisée en interaction entre l’homme et la machine, est une réponse potentielle à la pénibilité du travail agricole, expliquait Frédéric Colledani, du CEA-List. Car la cobotique ne supprime pas le travail humain, mais elle peut notamment alléger les charges grâce à des bras articulés dirigés par les hommes.

La robotique peut également contribuer au développement d’une « agriculture écologiquement intensive ». Les robots « intelligents » guidés par caméra ou satellites, peuvent enregistrer de nombreuses informations et, grâce à l’utilisation d’algorithmes, servir d’outils d’aides à la décision pour les agriculteurs. D’autres peuvent remplacer le travail fastidieux des agriculteurs. Chez Naïo Technologies, Oz, un robot destiné aux maraîchers permet de réaliser un désherbage mécanique précis, à la place de l’homme, et convaincre ainsi les maraîchers réticents à abandonner le désherbage chimique. « Depuis le début (en 2011, NDLR), on travaille main dans la main avec les agriculteurs », témoigne Gaëtan Séverac, cofondateur de Naïo Technologies. Ainsi, en 2 ans, Oz s’est amélioré en fonction des demandes et des besoins exprimés par ses utilisateurs.

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Si la robotique est déjà bien implantée dans l’élevage, avec les robots de traite notamment, il reste de la place à prendre sur le marché de la robotisation en environnement extérieur. Mais concevoir un robot adapté aux aléas climatiques ou aux irrégularités des champs est un travail de longue haleine, explique Gaëtan Séverac. Le travail est d’autant moins facile que les compétences sont rares dans le domaine. Le cofondateur de Naïo a d’ailleurs saisi l’occasion de la rencontre de l’Inra pour informer le représentant du ministère de l’Agriculture du réel manque de jeunes formés à l’analyse d’images en environnement extérieur ainsi que d’agronomes formés aux nouvelles technologies.