L’une est californienne, Calysta, l’autre indienne, String Bio. Toutes les deux promettent de produire de la protéine pour l’alimentation animale, à grande échelle, à partir de méthane. La formule est simple: nourrir des bactéries méthanotrophes avec du méthane, et commercialiser ces bactéries sous forme de pelets, à destination des poissons ou des porcs. Les deux start-up viennent de lever des fonds sur les promesses de ce procédé, rapporte Agfunder.
Leur innovation : avoir mis ce procédé au point et à l’échelle, explique Laetitia Gerbe, chez la société de capital-risque Seventure, qui vient d’investir dans la start-up indienne. Les deux start-up sont par ailleurs soutenues par des sociétés pétrolières. Calysta vient de lever 30 millions de dollars, au près de fonds de capital risque du pétrolier BP. Et String bio a obtenu un montant non divulgué du pétrolier indien ONGC.
Pourquoi des sociétés pétrolières ? Car ce sont ces deux géants qui fourniront le méthane aux start-up, et non le secteur agricole. Seules les grandes sociétés pétrolières seraient aujourd’hui à même de fournir régulièrement les importantes quantités de méthane demandées par ces start-up, assure à Agfunder, un représentant de Calysta. Mais à terme, «tout l’enjeu est de mettre au point une fermentation capable de convertir les excédents de méthane», explique Laetitia Gerbe.
Le marché visé par ces deux sociétés est mondial, assure Laetitia Gerbe. «Si cela fonctionne, l’objectif est mondial, car les marchés de l’alimentation animale le sont, ainsi que la recherche d’une source alternative de protéines».
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Mathieu Robert