Les discussions au sein de l’INAO et l’Onivins ont bien avancé dans le cadre de la réforme des AOC et de la segmentation des vins. L’idée retenue est de distinguer deux grandes familles de vins : ceux qui font appel au terroir et ceux qui ont une démarche marketing davantage tournée vers la demande. Reste à organiser une hiérarchisation, dans le but de clarifier la communication sur les vins, notamment à l’international.
Lors de la dernière réunion sur la segmentation des vins le 29 juin, les professionnels sont tombés d’accord sur l’idée de reconnaître deux grands types de vins : ceux qui entrent dans une démarche « marketing de l’offre » c’est-à-dire qui font référence à une indication géographique ou à une notion de terroir, et ceux qui entrent dans une démarche « marketing de la demande ». Il s’agit des vins qui communiquent sur le cépage, qui ont des pratiques œnologiques plus internationales ou qui s’adaptent très vite à la demande. « Tout le monde est d’accord sur cette dichotomie qui devrait permettre de mieux cibler la communication, a expliqué Jean-Luc Dairien, directeur général de l’Onivins . Reste à organiser ces deux grandes catégories». Un rapport d’étape sur ce sujet devrait être rendu à la mi-juillet.
Un gros travail de hiérarchisation reste à faire
Ainsi, une hiérarchisation des indications géographiques est nécessaire et devra se faire dans le cadre de l’INAO. Une réflexion doit être menée sur les dénominations régionales, sous-régionales, communales ou encore de grand cru. Des décrets correspondants à chaque appellation devront ensuite être déposés.
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Le même type de réflexion devra être mené pour les vins ayant une démarche marketing de l’offre. Il faudra notamment définir les conditions dans lesquelles on peut faire référence au cépage. Les vins qui ne se retrouvent pas dans l’une ou l’autre catégorie seront classés dans les vins de table. A priori, chaque viticulteur aura la possibilité de choisir dans quelle catégorie il se situe, cela sous-entend que toutes les régions viticoles auraient vocation à produire les deux catégories (ce n’est pas le cas aujourd’hui). Pour les vins de pays, les producteurs demandent la dénomination de grandes régions. Il en existe actuellement trois. Il reste donc à organiser la façade Atlantique. En revanche, les producteurs ne suivent pas le négoce qui demande la dénomination d’un vin de pays « France ».