L’enseigne parisienne de fast food premium obtient le soutien du fonds 123 Investment Managers (123 IM) qui apporte 500 000 euros, auxquels s’ajoutent 1,5 million d’euros de financement obligataire. Objectif : 30 restaurants en 2021 et l’ouverture d’une cuisine centrale.
Côme veut changer d’échelle : la chaîne de restauration rapide « chic et healthy », comme elle se définit, va ouvrir 30 bars à salade d’ici 2021, alors qu’elle compte aujourd’hui 4 restaurants dans la capitale. « Le but est de disposer d’un réseau étoffé de 30 restaurants en région parisienne d’ici 2021 », explique Nabil Rhazali, co-fondateur de l’enseigne en 2010 avec David Bokobza. Dans le détail, 4 restaurants supplémentaires vont ouvrir d’ici le fin 2017, puis 12 en plus fin 2018, tous en propre. "Nous voulons avant tout disposer d’un solide réseau en propre avant de nous lancer dans la franchise à compter de 2019 », poursuit Nabil Rhazali. Pour alimenter ce réseau parisien, les dirigeants prévoient l’ouverture d’une cuisine centrale pour un investissement de 300 000 euros en matériel pour l’essentiel. Ce laboratoire va permettre de centraliser la production des plats, et faire à plus grande échelle ce qui est déjà fait dans chaque restaurant.
« Nous fonctionnons sur un concept 100 % intégré, c’est-à-dire que nous confectionnons tout ce que nous vendons, sans recourir à des achats de salade de 4e gamme », précise Nabil Rhazali. Cette croissance de l’activité va s’accompagner d’embauches. Les effectifs, soit 40 salariés aujourd’hui, vont se renforcer progressivement avec 40 salariés supplémentaires attendus d’ici fin 2018, dont 20 à temps partiel.
Ces projets vont pouvoir désormais se concrétiser avec l’arrivée d’un nouvel actionnaire, le fonds 123 Investment Managers (1,3 milliard d’euros d’actifs, 108 participations), qui apporte 500 000 euros en equity, accompagné d’un financement obligataire de 1,5 million d’euros. Les deux fondateurs restent majoritaires au capital de l’entreprise. Le tennisman Mansour Bahrami est aussi au tour de table depuis le départ de l’aventure pour une part très minoritaire.
Un créneau qualitatif en forte croissance
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Pour réussir, David Bokobza et Nabil Rhazali vont s’appuyer sur leur concept de restauration rapide, composée de recettes légères, dont les salades que le client commande selon ses envies. L’enseigne a aussi développé sa propre application permettant de commander sa salade personnalisée et de la retirer dans le restaurant de son choix sans attendre. Côme est aussi présent sur les plateformes comme Deliveroo. Ces ventes via le numérique représentent actuellement 15 % du chiffre d’affaires. Les ventes aux professionnels (traiteur et repas d’entreprises représentant 5 % des ventes) sont appelées à croître avec l’ouverture de la cuisine centrale. Objectif : 350 000 euros d’ici fin 2018.
Côme, qui ne communique pas son chiffre d’affaires global, indique seulement que le ticket moyen se situe entre 10 et 14 euros, soit beaucoup plus que les 4 à 8 euros dépensés en moyenne pour un repas dans un fast food classique. L’enseigne se positionne sur le créneau de la restauration rapide haut de gamme (fast casual) sur lequel opèrent d’autres chaînes comme Cojean, Exki ou Jour (voir Agra Alimentation du 2 mars 2017). « Le chiffre d’affaires des enseignes de type fast casual représente aujourd’hui environ 10 % de l’ensemble du marché de la restauration, soit 5 milliards d’euros par an », précise l’enseigne. Ce segment haut de gamme affiche une progression de la fréquentation de 15 % entre 2008 et 2014 quand la restauration commerciale recule de 3 % pendant la même période.
Alain Cojean cède le contrôle de Cojean
La holding Harpan, qui contrôle le capital de l’enseigne de restauration Cojean, change de propriétaire. En effet, les 51 % détenus par Alain Cojean, le fondateur de la chaîne de restaurants éponymes, sont désormais entre les mains de deux actionnaires familiaux. Quant à Pléïade Investissement, il reste au capital avec 49 % des actions. Alain Cojean, qui a piloté la R & D de Mc Donald’s France, a lancé en France le concept du fast food haut de gamme, proposant des salades et des plats simples et « sains ». Cojean, lancé en 2011, compte une trentaine de restaurants en France et au Royaume-Uni et réalise un chiffre d’affaire d’environ 40 millions d’euros.