«Le problème en France est qu’on ne fait pas le lien entre IFT (Indice de fréquence de traitement) et la toxicité de la molécule qu’on emploie », a regretté Valentin Beauval, à l’occasion du colloque « Réduction de l’emploi des pesticides », organisé les 23 et 24 novembre à Toulouse par la Confédération paysanne. « On ne peut quand même pas mettre toutes les molécules dans le même sac, a souligné l’agriculteur à la retraite. Je veux bien baisser mon IFT mais si on continue à utiliser les molécules les plus dangereuses c’est inutile ». Mais pour Laurence Guichard, agronome à l’Inra de Grignon qui a travaillé sur le sujet dans le cadre de l’expertise Ecophyto R&D, « il faut se méfier, on ne trouvera jamais un indicateur d’impact sur l’environnement qui soit fiable ». « L’IFT peut déjà être pondéré par le profil écotoxicologique des molécules, mais il faudra toujours croiser plusieurs indicateurs », estime-t-elle.
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