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DigitalFoodLab anticipe un rebond des financements dans la FoodTech

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Dans une note publiée le 19 décembre 2023 sur la FoodTech, DigitalFoodLab ne cache pas que « cette année a été difficile pour la plupart des écosystèmes d’innovation » et détaille les quelques éléments marquants de l’année écoulée. En premier lieu, si le financement mondial reste important pour les start-up de la FoodTech à environ 3 milliards de dollars par trimestre », cela représente « une diminution de 50 % par rapport à 2020 (et d'une diminution de 75 % par rapport à 2021) ». Et pour la première fois, « le nombre de licornes de la FoodTech diminue, avec un nombre inquiétant de ralentissements, d’acquisitions à bas prix et de faillites ». Mais DigitalFoodLab anticipe un rebond des financements entre le deuxième et le quatrième trimestre de 2024, « compte tenu des liquidités historiquement élevée du private equity (dont une partie se retrouvera dans le capital-risque) et de l'évolution prévue des taux d'intérêt qui rendront les investissements risqués dans les start-up plus rémunérateurs », explique-il. 

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Deuxième élément notable de l’année écoulée, la chute parfois brutale « de nombreuses start-up, voire des écosystèmes entiers, autrefois plébiscités », souligne DigitalFoodLab faisant référence à l’agriculture verticale dont plusieurs start-up ont mis la clé sous la porte et aux produits à base de plantes, toujours boudés par les consommateurs. Mais le cabinet de conseil veut croire à une amélioration de la situation pour les entreprises du secteur végétal « à mesure que l’inflation ralentit et que les consolidations se produisent ». 

Un autre point à retenir selon DigitalFoodLab tient à la disparité des investissements dans les start-up suivant leur taille ou leur secteur. Ainsi les start-up émergentes « se portent plutôt bien et ont peu de difficultés à lever des fonds (par rapport aux années précédentes) », à l’inverse de start-up non rentables de série A+ et sans actifs « durs » (technologie défendable, marque forte…) pour qui les choses sont beaucoup plus difficile. Les start-up orientées développement durable et B2B ont continué d’attirer l’attention en 2023, de même que les start-up européennes. « L'Europe pèse désormais 30 % de l'écosystème mondial de la FoodTech. Même s'il s'agit d'une plus grosse part d'un petit gâteau, cela montre néanmoins que quelque chose se passe là-bas et que les investisseurs (et les grandes entreprises) s'en rendent enfin compte », relève le cabinet.