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Jeunes agriculteurs Dominique Bussereau lance « les assises de l’installation »

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Dominique Bussereau, ministre de l’Agriculture, a rebondi sur une idée des Jeunes agriculteurs, le 16 février en annonçant les « Assises de l’installation » lors du la 3e édition du Comité national de l’installation dans le Loiret. Alors que la programmation 2007-2013 du PDRN (Plan de développement rural national) est en discussion, le débat s’ouvre sur la question du financement du dispositif à l’installation qui bénéficie de multiples sources de financement (européen, national et régional).

«Plus on est délocalisé, plus on économise ! », « T’as pas de pognon, tu es de ma région ! », « Ce n’est pas ma faute si Bercy ne veut pas » … Ces paroles prêtées aux Présidents de conseil régionaux et au ministre de l’Agriculture par des jeunes agriculteurs qui se sont mis en scène lors d’un sketch le 16 février dénoncent ce qu’ils appellent le « confinancement », à savoir le cofinancement des mesures à l’installation par l’Etat et les régions. Le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau, estime que les politiques de « solidarité », telle que l’installation ont l’obligation de « traiter de manière équivalente » les agriculteurs sur le territoire. De fait, ces politiques doivent rester au niveau national.

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Des enjeux majeurs

« L’installation (DJA et prêts bonifiés) sera dans le socle national 2007-2013 du Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural) », a annoncé Dominique Bussereau le 16 février lors de la 3e édition du CNI (Comité national de l’installation). Le ministre souhaite donc garder dans un cadre national fort les fondements des outils actuels de l’installation. Plus globalement, le ministre propose un système à double socle : national et régional. « Je crois à la décentralisation, explique-t-il. Les Régions doivent pouvoir avoir des politiques ». En clair, au niveau régional, un couple comprenant le préfet et le président de région devrait négocier les enveloppes disponibles. La réflexion est ouverte. Rien n’est encore finalisé. Et les JA veulent aussi compter au niveau régional, notamment dans l’élaboration des contrats de plan d’Etat-région. Ce sont deux enjeux majeurs, a rappelé Bernard Layre.

Un débat décentralisé

Cette annonce du ministre confortant l’engagement de l’Etat dans la politique d’installation ne rassure pas pour autant les JA quant aux perspectives de gel budgétaire. Bernard Layre, président des JA, s’avoue inquiet. Il se dit même « énervé » par rapport à l’excès de zèle des contrôles Cnasea sur les prêts bonifiés. Le ministre a promis « plus de souplesse » sur le chapeau « cnaseaeste » qui pèse sur l’installation. D’un même élan, le ministre, reprenant une proposition des JA, a lancé les « Assises de l’installation ». Des conseils régionaux à l’installation seront chargés en avril d’organiser la réflexion au niveau régional en associant différents partenaires y compris les collectivités locales a expliqué Dominique Bussereau. Le Congrès des JA, en juin prochain « sera l’occasion d’en faire la synthèse», a-t-il conclu. Pour Bernard Layre, « nous allons dans la bonne direction : l’objectif d’une installation pour un départ est possible». Jusque là, le taux de renouvellement des générations est de une installation pour deux départs : « On va y arriver !», assure-t-il.