Les prix alimentaires sont stables en septembre au stade consommateur alors que les matières premières et le pétrole sont repartis à la hausse depuis quelques mois. Le moment n’est pas le mieux choisi pour partir en guerre contre les maillons intermédiaires de la chaîne, qui bien sûr se sucreraient forcément au passage au détriment du revenu agricole comme du pouvoir d’achat des Français. Or, l’Observatoire qui vient d’être confié à Philippe Chalmin entretient un peu trop ce soupçon avec son objectif fortement proclamé de faire toute la lumière sur la formation des prix et de mettre de la « transparence » sur les coûts et sur les marges. Cette nouvelle version de l’outil existant déjà depuis 2008 compte quand même sur le concours bienveillant des entreprises pour avoir toutes les informations nécessaires. Traîneront-elles des pieds ou jugeront-elles utile à leur image de jouer le jeu imposé par le gouvernement ? On peut se le demander quand, dans le même temps, l’Ania s’offusque de ce que la FCD réclame aux industriels de justifier dans le détail, lors des négociations annuelles qui s’ouvrent, chaque hausse de tarifs, quitte à révéler toutes les composantes de leurs comptes d’exploitation. Pour le président Buisson, ce qui est le sort déjà des fabricants de MDD ne doit pas s’imposer à l’ensemble des IAA. C’est comme si les fournisseurs voulaient mettre leur grain de sel dans la politique de prix des magasins, se plaint-il. Même incompréhension sur la rédaction des conventions annuelles : l’industrie les veut aussi précises que l’exige la loi, mais bien des distributeurs « globalisent la négo » comme si leur client ne pouvait qu’acheter tout le caddie ! Les discussions promettent en effet d’être « dramatiques »…
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