Les différentes fédérations de la FNSEA (fruits, légumes et vigne) et les JA ont adressé un courrier à Stéphane Le Foll, le 15 février, lui demandant d’organiser une rencontre « au plus vite », afin « d’évoquer toutes les solutions » possibles pour lutter contre la Drosophila suzukii, la mouche qui s’attaque aux cerises. La nouvelle campagne débute « dans moins de 4 mois », rappellent les organisations, et avec l’interdiction du diméthoate, elles estiment nécessaire de trouver « une première réponse à l’urgence que représente 2017 et […] de rassembler les conditions permettant de trouver […] comment éradiquer ce ravageur ». Il n’est pas possible, estiment les fédérations, de « laisser les producteurs dans l’incertitude complète ».
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Le même jour, la Confédération paysanne appelait les pouvoirs publics à « aller au bout de la démarche » quant à l’interdiction de l’utilisation du diméthoate. Selon le syndicat, les indemnisations pour compenser les pertes de récoltes de cerises – dont les modalités ont été annoncées début février – sont une bonne chose pour « affronter les dégâts considérables » causés par la drosophila suzukii. Cependant, « les pertes de cette année (2016, NDLR) ne peuvent justifier de dérogation pour l’année 2017 », estime la Conf' qui semble craindre le retour du diméthoate. De même, le syndicat demande la prolongation de la clause de sauvegarde mise en œuvre en 2016, qui interdit l’importation de cerises issues de pays autorisant l’usage du diméthoate. Mais la Commission européenne pourrait la retoquer. Pour la Conf', il faut désormais accompagner les agriculteurs vers une « transition » en apportant un « soutien financier pérenne » permettant de « sortir des pesticides ».