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Du changement dans la consommation de poisson en conserve

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Les conserveurs français veulent renforcer l'intérêt des consommateurs pour le poisson en boîte en mettant l'accent sur la pêche durable et la lutte contre la pollution des océans.

Le Syndicat français des conserveries de poissons (membre de la Fiac) a présenté le 5 juin les dernières tendances de consommation du poisson. Selon la deuxième vague d’une enquête d’opinion auprès des Français menée fin avril et début mai (la précédente date de 2016), la consommation de poisson en conserve s’adapte à la mode de l’apéritif (40% des répondants contre 26% en 2016) et à la consommation nomade (35% contre 30%). Une évolution qui n'est sans doute pas étrangère au développement de l'offre de tartinables à base de produits de la mer. La conserve de poisson est de plus en plus appréciée avec 84% qui déclarent consommer des conserves de poisson, contre 76% en 2016. Parmi les explications : son rapport qualité/prix, sa praticité, sa facilité de conservation et son accessibilité. Ils sont plus de 80% à être confiants dans leurs qualités gustatives, nutritionnelles et sanitaires.

La conserve de poissons se valorise

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Cet intérêt se retrouve dans les chiffres de la consommation des ménages : 111 000 tonnes ont été vendues en 2018 (source Kantar World Panel), soit autant qu’en 2017, mais le marché s’est valorisé. Les ventes ont atteint 995 millions d’euros en GMS en 2018, en hausse de 2,8% par rapport à 2017 : 582 millions d’euros de thon, 179 millions d’euros de sardines et 169 millions d’euros de maquereaux. De leur côté, les conserveries françaises avaient réalisé un chiffre d’affaires 2017 (dernière année disponible) de 833 millions d’euros, en hausse de 3,9% par rapport à 2016.

Face aux mises en causes régulières de certaines ONG quant aux méthodes de capture du poisson et à la responsabilité de la filière dans la préservation des ressources naturelles, les conserveurs insistent sur les engagements volontaires pris pour une pêche responsable. Une charte d’engagements lancée en 2016 par la Fiac et formalisant les bonnes pratiques des conserveries a été signée à ce jour par 17 marques françaises. Le syndicat compte aller désormais plus loin et agir sur la pollution en mer. Pour cela, il vient d’adhérer à l’association Progrès et environnement qui gère la campagne Gestes propres dont le mot d’ordre 2019 porter sur les déchets jetés à terre source de pollution marine.