> Le spécialiste de la volaille certifiée Duc s’apprête à augmenter son capital, en vue de remettre à niveau sa trésorerie et d’améliorer la compétitivité de ses usines dans les produits de découpe.
Loin de se désengager de sa filiale avicole Duc – la crise du secteur pousse à l’attentisme – la société Verneuil Finances s’apprête à en augmenter le capital d’un montant de 5 millions d’euros. Le cinquième de cette somme est destiné à « remettre à niveau la trésorerie » de l’entreprise, confie Joël Marchand, son directeur général. Quant aux 4 millions d’euros restants, ils seront consacrés cette année à accroître les capacités et améliorer la compétitivité des trois outils (Chailley, Appoigny et St-Baizely) dans les produits de découpe, qui représentent 60 % de la production (550 000 têtes par semaine au total).
Des développements halal
Auparavant, Duc, qui, dans l’attente de la présentation prochaine de ses résultats, a fait état récemment d’une baisse de chiffre d’affaires de 9,5 % à 115,56 millions d’euros Agra Industrie n°52 du 19 février 2004en 2003, a taillé dans ses effectifs, les ramenant de 1 000 à 900 personnes. La mesure a touché les employés intérimaires et sous CDD. En parallèle, le service commercial a été restructuré avec le souci de privilégier une organisation par comptes-clés.
La grande distribution représente actuellement 65 % de l’activité de l’entreprise quand l’industrie en pèse 15 % et les grossistes pour la restauration 10 %. Quant aux produits halal, fabriqués dans le site dédié d’Appoigny, ils engendrent 10 % environ de l’activité et recèlent un important potentiel de développement, selon le dirigeant.
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Savoir-faire
Celui-ci fonde aussi de grands espoirs sur l’innovation produits, et en particulier sur une gamme « Passeport des saveurs », composée de poulets entiers et produits de découpe pré-épicés. En revanche, Duc exclut d’investir dans les produits élaborés sans l’apport d’un savoir-faire par un partenaire. Or sa recherche d’une collaboration sur ce créneau a pour l’heure échoué.
La société poursuit son transfert de savoir-faire vers l’étranger, et se félicite du partenariat « très prometteur » qu’il a engagé en Ukraine il y a plus d’un an avec un homme d’affaires libanais. Cette association pourrait évoluer vers un partenariat à plus long terme, et s’étendre rapidement à la Russie.