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Eatic lève 700 000 € et vise dix villes fin 2021

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La start-up parisienne Eatic, « Uber Eats du végétal », lève des fonds auprès de business angels. Parmi ses chantiers : le recrutement de restaurateurs et de clients, et l’accompagnement de son déploiement en France.

Annoncée en début d’année avec un objectif à un million d’euros, la plateforme de livraison de repas végétariens Eatic a finalement mobilisé 700 000 euros, a-t-elle annoncé le 7 juillet. « Notre levée de fonds de 700 000 euros, la première que nous organisons, est majoritairement souscrite en capital », précise Benjamin Hélion, co-fondateur d’Eatic avec Benjamin Lainot. Pour cette levée au stade de l’amorçage, Eatic a attiré des fonds en provenance d’entrepreneurs tels que Bertrand Jelensperger, fondateur de The Fork (ex-La Fourchette) et membre du conseil d’administration de Doctolib, Thomas Jonas, p.-d.g. fondateur de Nature’s Fynd, une start-up américaine qui développe des substituts de viande et Rodolphe Landemaine, p.-d.g. fondateur des boulangeries Maison Landemaine, de Land & Monkey et de la marque Yumgo. Du côté des banques, Bpifrance a notamment participé à la levée de dettes. La levée de fonds ne remet pas en cause de contrôle majoritaire de la société par ses fondateurs.

Grâce à cet apport de liquidités, la plateforme entre restaurateurs et clients finaux va pouvoir mettre l’accent sur la communication, son application et ses recrutements. Eactic va pouvoir exécuter son plan de développement pour les prochains mois. « Nous prévoyons d’être présents dans les dix premières villes de France d’ici la fin de l’année », déclare Benjamin Hélion. Eatic est présent pour l’instant à Paris et sa petite couronne, Lyon, Lille et Strasbourg. La plateforme pourrait même proposer ses services à Marseille et Nice dès la fin de l’été. « Si tout se passe bien, nous pourrions même nous implanter à Londres avant la fin 2021 », poursuit le cofondateur.

Le panier moyen atteint 38 euros

Depuis son lancement en novembre 2020, 25 000 repas ont été livrés auprès de 4 000 clients, concentrés essentiellement sur mars, avril, mai et juin, après la réouverture des restaurants. Le panier moyen atteint environ 38 euros, en général pour deux repas. Le cap des 50 000 commandes (ou 100 000 repas) devrait être atteint d’ici la fin de l’année.

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D’ici là, Eatic devra recruter davantage de restaurants végétariens et végétaliens. La plateforme est aussi ouverte aux restaurants flexitariens du moment qu’ils ont une démarche éco-responsable ou qu’ils proposent un plat végétalien. « On encourage les restaurateurs à mettre au point des recettes végétales pour pouvoir nous rejoindre », note Benjamin Hélion. Aujourd’hui, 175 restaurants sont présents sur Eatic. Ils devraient être 250 à 300 en fin d’année. Autre défi : se faire connaître au-delà du noyau dur de végétariens et végétaliens qui forment la clientèle de départ d’Eatic pour toucher ceux qui veulent substituer en partie les protéines animales par des protéines végétales. « Nous avons déjà 20 % de nos clients qui sont flexitariens, selon les études que nous menons auprès d’eux », souligne Benjamin Hélion.

L’appli Eatic se rémunère grâce à une commission « inférieure à 30 % » versée par les restaurateurs, selon la société, qui sous-traite la livraison auprès de Stuart. Elle prévoit de faire appel à d’autres prestataires à la fin de l’été, et d’intégrer des livreurs pour une partie des livraisons à partir du début 2022.

Se faire connaître au-delà du noyau dur de végétariens et végétaliens qui forment la clientèle de départ d’Eatic