La disponibilité et la qualité de l’eau deviennent des questions de plus en plus importantes pour l’agriculture, et la future Pac l’aidera à relever le défi, a assuré Phil Hogan à l’occasion de la réunion des ministres de l’UE le 18 mars à Bruxelles. Le commissaire européen a fait le point sur deux ateliers organisés par la Task Force de la Commission européenne sur l’eau et l’agriculture, mise en place conjointement avec la direction générale de l’environnement, qui se sont tenus au Danemark et en Roumanie, le premier sur la pollution diffuse de l’eau et le second sur la gouvernance et les besoins d’investissement. Un troisième atelier – sur le thème « Prélèvements/Pénurie d’eau - Défis et opportunités » – doit se tenir en Espagne au mois de mai. Et, a annoncé Phil Hogan, « nous travaillons actuellement avec le Centre commun de recherche de la Commission à la création d’un centre de connaissances sur l’eau et l’agriculture au niveau européen » qui « aidera à identifier les meilleures solutions pour développer des outils politiques ciblés et sur mesure ».
Un récent rapport de la Commission montre que les États membres ne sont pas en bonne voie pour atteindre l’objectif, fixé par la législation européenne,de bon état des eaux (qualitatif et quantitatif) en 2027 au plus tard (1). La pollution diffuse par les nitrates et les pesticides affecte plus de 18 % des masses d’eaux souterraines dans l’UE. Et le captage pour l’agriculture est l’une des principales raisons pour lesquelles de nombreuses masses d’eau n’atteignent plus un bon état quantitatif.
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Mais le commissaire européen estime que ses propositions pour la future Pac donneront « une grande flexibilité pour la conception » de nouvelles stratégies « pour l’amélioration de l’état de l’eau et de la durabilité du secteur agricole ». La nouvelle architecture verte notamment permettra d’aller au-delà des exigences de base de la conditionnalité, par le biais des éco-programmes du premier pilier ou des mesures agro-environnementales du développement rural, pour créer de meilleures synergies entre les interventions de la Pac et les besoins identifiés dans le cadre de la directive cadre sur l’eau.
(1) Voir n° 3682 du 04/03/2019