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Eau : rallonge budgétaire dans le bassin Rhône Méditerranée

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Face au changement climatique, le bassin Rhône Méditerranée a augmenté son budget de 65 M€ sur 2024. Nulle mention, toutefois, des taux de redevance qui ne seront déterminés qu’en octobre.

Le comité de bassin Rhône Méditerranée (RM) a annoncé l’adoption d’un plan de bassin d’adaptation au changement climatique (PBACC), dans un communiqué de presse du 8 décembre. Afin d’accompagner financièrement les actions à mettre en œuvre, l’agence Rhône Méditerranée Corse « a d’ores et déjà voté une augmentation de ses aides de 65 millions d’euros pour l’année 2024 », souligne Fabienne Buccio, préfète de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et présidente du conseil d’administration de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

Sur cette somme, 25 M€ seront utilisés pour accompagner l’agriculture, l’industrie et les services vers des « démarches de sobriété » en eau. En outre, 5 M€ seront consacrés à la préservation des zones humides en soutenant les agriculteurs qui mettent en œuvre des mesures agroécologiques et climatiques (MAEC) dans ces milieux, souligne le comité de bassin RMC. S’inscrivant dans le cadre du plan Eau, le PBACC vise une réduction de 10 % des prélèvements en eau d’ici 2030.

Cartes de vulnérabilité

Pour ce faire, le comité de Bassin Rhône Méditerranée a développé une trajectoire pour les sept années à venir. Parmi les mesures décidées figure notamment l’élaboration de cartes de vulnérabilité au changement climatique, déclinées pour chacun des 192 territoires du bassin Rhône-Méditerranée. Le degré de vulnérabilité est évalué en fonction de cinq enjeux liés au réchauffement climatique : baisse de la disponibilité en eau, perte de biodiversité, assèchement des sols, détérioration de la qualité de l’eau et amplification des risques naturels liés à l’eau.

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En outre, le PBACC énumère trente défis « à relever collectivement, chiffrés et mesurables », souligne le comité. Par exemple, afin de réduire la sensibilité des territoires à la baisse de la disponibilité en eau, le plan propose par exemple de réduire de 10 % des prélèvements en eau tous usages confondus, ou de réutiliser les eaux usées traitées via 250 projets. Il préconise également de planter 3 000 km de haies pour limiter l’assèchement des sols.

Les taux de redevance pour 2025-2030 ne sont pas encore fixés et le seront dans le cadre de l’adoption du 12e programme d’intervention de l’agence, « d’ici octobre 2024 », a précisé Nicolas Chantepy d.g. adjoint de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée à Agra Presse le 13 décembre. Et d’ajouter que le retrait de la disposition introduisant des taux planchers minimums pour les redevances irrigation du PLF 2024 « ne va plus entraîner une augmentation automatique des taux en 2025 ». Toutefois, « cela ne veut pas dire que les taux pour l’irrigation ne vont pas augmenter », précise M. Chantepy.

25M€ seront consacrés à l’agriculture, l’industrie et les services